Des signaux de reprise économique encore contrastés

©Ed-Dunens / Adobestock

ADA, Inpulse et la Fondation Grameen Crédit Agricole se sont associés en 2020 pour suivre et analyser les effets de la crise liée à la Covid-19 sur leurs institutions de microfinance partenaires dans le monde. Ce suivi a été réalisé périodiquement tout au long de l’année 2020 afin d’avoir une meilleure vision de l’évolution de la crise à l’international. Nous prolongeons ces travaux cette année, à un rythme trimestriel. Les conclusions exposées dans cet article font suite au deuxième trimestre 2021. Avec cette analyse régulière, nous espérons contribuer, à notre niveau, à la construction de stratégies et de solutions adaptées aux besoins de nos partenaires, ainsi qu’à la diffusion et à l’échange d’informations entre les différents acteurs du secteur.

En résumé

Les résultats présentés dans les pages suivantes proviennent de la septième enquête de la série commune[1] à ADA, Inpulse et la Fondation Grameen Crédit Agricole. Les réponses de nos institutions de microfinance (IMF) partenaires ont été rassemblées lors de la deuxième quinzaine de juillet 2021. Les 78 institutions qui ont répondu sont situées dans 40 pays d’Afrique subsaharienne (SSA-32%), d’Amérique latine et Caraïbes (LAC-30%), d’Europe de l’Est et d’Asie centrale (EAC-22%), , du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA-9%) et d’Asie du Sud et du Sud-Est (SSEA-6%)[2].

La tendance générale assez positive cache malgré tout des réalités très contrastées entre institutions qui repartent en croissance (les plus nombreuses), et d’autres continuant à rencontrer des conditions économiques difficiles. Le premier groupe affiche une croissance de leurs encours et des projections de développement en tendance positive pour la fin d’année 2021. Ces perspectives restent néanmoins mesurées (majoritairement entre 0 et 10% de croissance de portefeuille) puisque certains facteurs comme la demande des clients ou la gestion du risque se répercutent toujours sur les possibilités d’expansion.

En revanche, quelques institutions se heurtent à des difficultés propres à des contextes sanitaires dont les effets pèsent sur la vie économique et se répercutent très fortement sur les volumes d’opérations. Partant, la rentabilité de leurs performances financières s’en trouve affectée au point de se matérialiser négativement, pour les plus fragiles, sur leurs fonds propres.

  1. Un contexte opérationnel qui continue globalement à s’améliorer

La réduction des contraintes opérationnelles et la reprise graduelle des activités se confirment à nouveau dans cette dernière enquête. Bien sûr, cette tendance cache quelques disparités moins bien orientées en raison des mesures prises pour lutter contre la propagation du virus. Début juillet 2021, 47% des institutions interrogées déclarent ne plus rencontrer de contraintes opérationnelles au quotidien (figure 1). Egalement, toutes les contraintes liées au déplacement dans le pays et à la rencontre des clients ne concernent pas plus de 20% des sondés.

Cela se reflète de fait dans le niveau d’activité des institutions : 72% des IMF ont soit repris un rythme semblable à celui d’avant la crise, soit connaissent une reprise progressive sans interruption majeure (figure 2). Ce phénomène est particulièrement visible dans la région ECA où le niveau d’activité n’a pas baissé pour la quasi-totalité des institutions. Dans les régions LAC et SSA, une majorité d’organisations est dans la même situation (respectivement 63% et 68%). Dans ces régions, les difficultés se font particulièrement ressentir en Afrique de l’Est, au Panama et au Honduras. Enfin, pour les IMF de la région MENA, la tendance est à la reprise tandis que celles situées en SSEA font largement face à de nouvelles difficultés (Cambodge, Laos, Myanmar, Sri Lanka).

  1. Une partie des institutions de microfinance a retrouvé la croissance

C’est dans ce contexte que les IMF continuent de débourser des prêts à leurs clients. Alors que la hausse du portefeuille à risque (PAR) et la réduction du portefeuille de crédits ont été les conséquences financières majeures de la crise en 2020, seules 36% des IMF sondées en juillet indiquent encore constater le recul de leur encours de prêt (figure 5).

Cette analyse positive dissimule néanmoins un processus lent, comme montré par les réponses de nos partenaires concernant l’atteinte ou non de leurs objectifs de déboursements au Q2 2021. Plus de la moitié (53%) indique ne pas avoir atteint ses objectifs de déboursements sur cette période, un chiffre relativement proche de celui obtenu au premier trimestre. Ce résultat n’est d’ailleurs pas totalement corrélé avec le niveau des opérations d’une organisation : plus de la moitié des IMF dans les régions LAC et SSA font état d’objectifs non-remplis malgré un environnement opérationnel favorable. Notons que trois raisons majeures sont citées par les IMF qui n’ont pas atteint leurs objectifs de croissance lors de ce trimestre : la baisse des montants demandés par les clients (45% d’entre elles), la réticence des clients à s’engager pour de nouveaux prêts (43%) et la gestion du risque en se concentrant seulement sur les clients existants (38%). Ainsi, les IMF de la région EAC font figures d’exception avec des excellentes performances au Q2 2021.

Même si ces indicateurs montrent un rythme de développement inconstant, l’année 2021 devrait cependant bien se terminer sur une croissance de l’encours de crédits pour la vaste majorité des IMF. En effet, 86% des institutions interrogées prévoient d’avoir un encours supérieur à celui de décembre 2020 à la fin de l’année 2021. Cette croissance sera d’ailleurs raisonnable pour une grande partie d’entre elles : 44% des répondants prévoient une croissance entre 0 et 10% du portefeuille, en particulier dans les régions MENA et LAC. Pour un peu plus d’un tiers des IMF (36%), elle sera entre 10 et 30%. Les projections sont partagées entre ces deux estimations dans les trois autres régions analysées. Notons enfin qu’une proportion de 10 à 20% des IMF dans chaque zone prévoit une réduction de leur encours.

  1. Bien que toujours présent, le risque de crédit demeure maitrisé

Malgré ces indices rassurants concernant la croissance du portefeuille, les IMF doivent toujours gérer un risque de crédit élevé, vestige pour l’instant persistant de la crise. En effet, 58% des sondés au Q2 2021 témoignent du fait que leur portefeuille à risque actuel reste supérieur à celui de début 2020. Si certaines institutions ont toujours un moratoire actif (seulement 5%), les prêts des clients en difficultés au début de la crise apparaissent désormais dans le PAR, en tant que prêt restructuré ou en retard de paiement. A cela s’ajoutent les clients en retard de paiement qui n’ont pas eu de moratoire. L’ensemble de ces prêts fait l’objet d’un provisionnement pour couvrir le risque avéré de défaut. Dès lors, nous retrouvons la baisse de la profitabilité comme une autre conséquence financière majeure de la crise, alimentée par la forte hausse des dépenses de provisionnement et la réduction de l’encours.

Dans le détail, il apparait que 59% de nos partenaires ont augmenté leur niveau de provisionnements par rapport à l’avant crise (figure 6). Pour la plus grande partie d’entre eux (71% de ces 59%), la hausse se situe entre 0 et 25% du montant habituel, situation que l’on retrouve dans chaque zone exceptée la région SSEA. A l’inverse, il existe un groupe d’IMF (40%) ne constatant plus de hausse majeure du risque de crédit et dont les dépenses de provisionnement sont similaires au passé, voire à la baisse. Dans cette optique, la zone ECA se démarque à nouveau puisque c’est le cas pour près de 60% des organisations sondées de la région.

 

Néanmoins, comme nous le remarquions lors de nos récentes études, cela ne s’est pas encore matérialisé par une très forte hausse de la radiation de prêts. A la fin du deuxième trimestre 2021, 59% des répondants indiquaient en effet que les niveaux de prêts radiés pour l’année était soit en baisse par rapport aux années précédentes, soit au même niveau. Néanmoins, 13% des IMF ont dû radier au moins le double de ce qu’elles avaient connu avant la crise.

 

  1. Des fonds propres jusqu’ici majoritairement épargnés

La profitabilité des institutions de microfinance se retrouve affectée par le retour des activités, la variation de l’encours de crédit et la couverture du risque (facteurs présentés dans les paragraphes ci-dessus). Pour 51% de nos partenaires, la tendance est à la baisse (figure 5). Cependant, les informations récoltées à fin juin 2021 sont rassurantes : 80% des sondés ont un niveau de profitabilité au moins à l’équilibre, ce qui n’a donc pas de conséquences sur le capital de leur structure (figure 7). Dans le même sens, malgré un résultat négatif, 11% des sondés ne sentent pas de pression au niveau de leurs fonds propres. La situation est néanmoins plus critique pour 8% des partenaires interrogés, dont le niveau de capitalisation se retrouve en danger, entrainant un potentiel bris de covenant avec leurs bailleurs ou le régulateur.

Face aux difficultés de certains clients, qui doivent faire face à de nouvelles vagues de complications liées à la pandémie de Covid-19 ou à d’autres facteurs, de potentielles pertes pourraient atteindre la solvabilité d’institutions de microfinance. Certaines nécessitent déjà l’intervention de leurs actionnaires ou investisseurs. Nous apprenions dans notre dernière étude que le type d’actionnaires vers lesquels les institutions souhaitent s’orienter dépend de la raison pour laquelle cet appui est nécessaire (couvrir des pertes ou bien, croître). Il ressort de cette enquête que la question se pose déjà pour 20% des sondés : des besoins peuvent apparaitre malgré un soutien récent au niveau du capital, mais certaines IMF sont également sans solution face à ce sujet (10%). Ces cas montrent que l’impact de la crise se manifestera encore sur des institutions déjà durement affectées par cette période inédite, mais aussi sur des IMF moins robustes. La vigilance aux besoins en capital demeure de mise puisque l’impact à long terme du risque de crédit pourrait faire basculer la donne pour d’autres organisations si la situation générale ne s’améliore pas, par exemple avec l’arrivée de nouvelles vagues épidémiques.

 

                                                                                             

[1] Les résultats des cinq premières enquêtes sont accessibles ici : //www.gca-foundation.org/observatoire-covid-19/, //www.ada-microfinance.org/fr/crise-du-covid-19/ et //www.inpulse.coop/news-and-media/

[2] Nombre d’IMF répondantes par région : EAC 17 IMF ; SSA 25 IMF ; LAC 24 IMF ; SSEA 5 IMF ; MENA : 7 IMF.

La Fondation publie son rapport « Notre dispositif d’assistance technique »

Afin de partager l’expérience accumulée depuis 2013, la Fondation Grameen Crédit Agricole publie son rapport « Notre dispositif d’assistance technique ».

Des programmes d’assistance technique au service de nos partenaires

En 2013, la Fondation Grameen Crédit Agricole a pris la décision stratégique de se lancer dans l’activité de coordination de programmes d’assistance technique afin de renforcer sa capacité d’impact. Financé par l’Agence Française de Développement (AFD), « la Facilité Africaine » est le premier programme d’accompagnement impulsé par la Fondation. Il vise à accompagner de petites institutions de microfinance à fort potentiel et à vocation sociale en leur accordant un prêt associé à des activités d’assistance technique.

La Fondation propose désormais six grands programmes d’assistance technique, en coopération avec de grandes organisations internationales, pour renforcer le réseau d’institutions de microfinance et d’entreprises à impact en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe et en Asie. Cette activité d’accompagnement est devenue l’un des quatre métiers de la Fondation, aux côtés du financement, de l’investissement et du conseil en investissement.

Diversifier et structurer ses programmes d’accompagnement

Depuis le lancement de cette activité, la Fondation mobilise des financements adaptés auprès d’acteurs institutionnels. Elle respecte également des procédures claires, reposant sur les bonnes pratiques internationales et le respect des critères des bailleurs sur les règles de passation de marché.

La richesse de l’assistance technique se matérialise par la variété des programmes coordonnés, à la fois généralistes et thématiques. Avec huit années d’expérience, elle dispose désormais d’une capacité éprouvée de renforcement de ses partenaires.

Une contribution à son modèle d’impact 

Au-delà d’un renforcement opérationnel de ses partenaires, la Fondation les soutient également pour faire face aux nombreux enjeux auxquels elles sont confrontées, dans des environnements et marchés en constante évolution. Les programmes d’assistance technique permettent de développer des stratégies de finance verte inclusive, de digitalisation, d’inclusion financière des réfugiés etc.

La Fondation joue également un rôle dans la promotion des pratiques bancaires à impact social. Le programme Banquiers Solidaires y contribue fortement au sein du groupe Crédit Agricole.

Enseignements et recommandations

En 2020, avec l’aide méthodologique du cabinet Cerise, organisme indépendant, la Fondation a souhaité mener une évaluation approfondie de son assistance technique. Elle tire désormais les leçons de ce modèle à travers des enseignements concernant l’ensemble du processus : procédures internes, modalités d’intervention, implication des organisations bénéficiaires, choix du prestataire, reporting, suivi post-mission etc.

À travers ce rapport, la Fondation rend compte de ce travail en partageant son expérience avec toutes celles et ceux qui contribuent à la consolidation du secteur de la finance inclusive.

 

Découvrir le rapport

Une assistance technique pour le renforcement de la finance verte inclusive

©GODONG

La Facilité Africaine est un programme d’assistance technique mis en place en 2013 par la Fondation Grameen Crédit Agricole, en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD), pour accompagner des institutions de microfinance rurales en Afrique subsaharienne.

RENACA est une institution de microfinance de type Tier 2 créée en 2005. Située au Bénin, elle a pour mission de renforcer significativement la base économique des populations rurales, périurbaines et urbaines vulnérables engagées dans des activités économiques de travail indépendant. Elle propose des crédits individuels et de groupe à une clientèle majoritairement féminine dans six régions du Bénin. Dans le cadre du programme Facilité Africaine, RENACA a bénéficié d’une assistance technique, avec l’appui du cabinet YAPU Solutions, pour le renforcement de ses actions en matière de finance verte inclusive.

Retour sur le dispositif avec Thomas DOVONOU, Chef Service Crédit, en charge de la Promotion des Nouveaux Produits chez RENACA.

  • En quoi cette mission était-elle importante pour votre institution ?

Cette mission consistait en une première intervention auprès du RENACA-Bénin (Réseau National des Caisses Villageoises d’Epargne et de Crédit Autogérées du Bénin) pour développer notre agenda vert et définir nos objectifs organisationnels. D’une part, nous avons souhaité bénéficier d’une sensibilisation introductive sur le concept de finance verte inclusive. D’autre part, une évaluation institutionnelle était nécessaire pour faire l’état des lieux de nos actions dans le domaine du financement vert inclusif et pour identifier et pour exploiter les opportunités de marché.

Le RENACA opérant principalement en milieu rural, l’une de nos priorités était de bénéficier de conseils pour développer notre offre de produits de crédit agricole, en termes de portée, de productivité et de gestion des risques liés au changement climatique. Le cabinet nous a aussi spécifiquement formé sur le concept d’Agriculture Intelligente face au Climat.

  • Comment la relation avec le consultant s’est-elle passée tout au long de la mission ?

Le cabinet YAPU a réalisé une évaluation du RENACA sur son niveau de mise en œuvre initiale de la finance verte inclusive, en se basant sur une revue de notre documentation, de nos processus et en interrogeant nos équipes. Le cabinet a véritablement travaillé avec l’ensemble des acteurs du Réseau (responsables de la direction générale, agents opérationnels, élus, clients) pour définir nos enjeux et structurer nos priorités dans un plan d’actions. Celui-ci nous a permis d’avoir un cadre pour renforcer nos activités vers une organisation plus active et responsable d’un point de vue environnemental.

Nous avons particulièrement apprécié l’approche participative de YAPU, ainsi que la bonne préparation de la mission et la qualité de la documentation fournie.

  • Quelles actions avez-vous mis en place suite à cette mission ?

Nous avons d’abord complété un Green Index et diffusé les résultats au sein du Réseau. Ainsi, les équipes ont été prévenues de notre situation actuelle en termes de niveau d’implémentation de la finance verte inclusive et ont pris conscience de nos axes d’amélioration et des opportunités possibles.

Ensuite, les résultats de la mission ont été exploités pour améliorer le dispositif de finance verte inclusive à travers la mise en œuvre de certaines recommandations.

Par exemple, nous avons élaboré une liste d’activités exclues du financement car nuisibles à l’environnement et au bien-être des clients (production de charbon de bois, activités d’extraction entrainant la pollution des plans d’eau, etc.). Cette liste a été également complétée d’une liste des comportements pour un changement durable attendus de la part de nos clients.

Nous avons aussi développé notre offre de produits financiers agricoles à travers la mise en place d’un dispositif approprié en termes de stratégie, de profil d’acteur (agents opérationnels et pool de spécialistes en financement agricole), de procédures et politiques, d’outils, de ressources financières, de partenariats, etc.

Pour terminer, le RENACA a élaboré une politique environnementale et sociale qui a été adoptée par son Conseil d’Administration. La prochaine étape consistera à la diffuser auprès des acteurs du réseau (agents opérationnels, clients, élus, etc.).

En fin de compte, grâce à l’intervention du cabinet YAPU, nous avons mieux compris les opportunités et les défis liés au financement vert inclusif. Cette mission a donc permis une vraie prise de conscience des équipes du Réseau, de la direction générale aux agents de terrain.

 

Phare, The Cambodian Circus est en tournée en France !

Phare Circus (Cambodge) © Oyen Rodriguez

Phare Performing Social Enterprise (PPSE) est une entreprise sociale créée en 2012 à l’initiative de Phare Ponleu Selpak (« La Lumière des Arts »), ONG cambodgienne qui agit depuis plus de 20 ans pour l’accès à une instruction de qualité et une éducation artistique pour les enfants en grande précarité. Aujourd’hui, l’ONG scolarise plus de 1 000 enfants et compte plus de 300 élèves dans son école des arts de la scène située à Battambang. Elle offre à ces jeunes artistes des cours de cirque, de théâtre, de musique et de danse grâce à des programmes de professionnalisation en 4 à 6 ans.

La Fondation Grameen Crédit Agricole est actionnaire de PPSE depuis 2013 et l’accompagne financièrement dans le développement de ses projets dont le Phare Cafe, la Phare Boutique et Phare, The Cambodian Circus. PPSE a également bénéficié d’assistance technique grâce au programme Banquiers Solidaires en 2019 et 2020.

Phare, The Cambodian Circus a été créé pour offrir des opportunités d’emplois aux jeunes étudiants et diplômés des programmes Cirque de Phare Ponleu Selpak (PPSA). 80% des dividendes réalisés sont reversés à l’association PPSA afin d’assurer la pérennité du projet. L’initiative est un succès : les artistes Phare se produisent tous les soirs sous un chapiteau à Siem Reap et leurs performances ont rassemblé plus de 100 000 spectateurs depuis l’ouverture en 2013. Ils ont également effectué de nombreuses tournées à travers le monde : en Asie, en Australie, aux Etats-Unis mais aussi en Europe. Le groupe Crédit Agricole avait également eu le privilège d’accueillir la troupe sur son campus à Montrouge en 2015. En 8 ans, Phare, The Cambodian Circus est devenu l’un des modèles d’entreprise sociale les plus innovants du Cambodge.

Ne manquez pas l’occasion de découvrir leur travail lors de leur tournée française entre novembre et décembre 2021. « L’Or Blanc », intitulé de leur spectacle, est une périphrase pour désigner le riz, omniprésent dans le quotidien et l’imaginaire cambodgien. Il est l’élément central de la scénographie et apporte une dimension poétique aux prouesses des artistes qui exécutent avec poésie et énergie jonglages et acrobaties. Bien plus qu’un spectacle de cirque, les performances Phare sont uniques au monde : elles mêlent danse, théâtre, musique en live et arts du cirque. A couper le souffle.

Réservez vos billets : //pharecircus.org/or-blanc-france-2021/

La Fondation est signataire du Parcours de Protection des Clients

La Fondation Grameen Crédit Agricole est fière d’être signataire du Parcours de Protection des Clients Cerise + SPTF. Ce parcours guide les prestataires de services financiers dans la mise en œuvre des normes de protection des clients, qui sont les pratiques essentielles en matière de protection des consommateurs, en termes de conception et de livraison de produits, de prévention du surendettement, de transparence, de tarification responsable, de traitement juste et respectueux des clients, de confidentialité des données des clients et de mécanismes de résolution des plaintes.

Le Parcours de Protection des Clients est un outil développé par CERISE* et la Social Performance Task Force (SPTF)** pour aider les prestataires de services financiers à s’engager, à faire des progrès et à garantir les normes de protection des clients.

Edouard Sers, Responsable Risques, Conformité et Impact à la Fondation, exprime son enthousiasme face au lancement du Parcours de Protection des Clients : « Lorsque la Smart Campaign s’est clôturée l’année dernière, j’avais peur que l’industrie ne se concentre plus sur la protection des clients. Partenaire de 76 IMF en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud-Est, en Asie du Sud, en Europe de l’Est et en Asie centrale, la Fondation Grameen Crédit Agricole porte une grande attention à leurs pratiques lors de chaque due diligence et se tient prête à les accompagner dans leur cheminement vers l’excellence dans la protection des clients, par le financement et l’assistance technique. Je suis ravi que CERISE et la SPTF reprenne ce rôle important dans notre industrie. »

Ce n’est que collectivement que nous pouvons assurer la stabilité du secteur, encore plus en ces temps de changement climatique et de pandémie. La Fondation encourage donc vivement ses partenaires à privilégier la protection des clients et à se joindre à cette initiative majeure.

 

Télécharger la Déclaration Commune


*CERISE est une association créée en 1998 qui promeut la finance responsable, inclusive et éthique et qui travaille avec différents acteurs du secteur pour co-créer des outils des normes sociales et des outils d’évaluation sociale gratuits et accessibles à tous.

**SPTF est une organisation à but non lucratif qui cherche à développer et promouvoir des normes et bonnes pratiques pour la gestion de la performance sociale pour rendre les services financiers plus sûrs pour les clients.

 

Facilité africaine : une assistance technique en faveur de l’ACFIME

© Didier Gentilhomme

La Facilité Africaine est un dispositif mis en place en 2013 par la Fondation Grameen Crédit Agricole, en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD), pour accompagner des institutions de microfinance rurales en Afrique subsaharienne.

Ce dispositif, qui s’achève fin 2021, aura permis de réaliser 326 missions d’assistance technique auprès de 26 institutions de microfinance pour un montant total de 3,52 mIn € de subventions.

Retour sur le programme avec l’interview de Gaston Assagwe, Directeur général de l’ACFIME.

L’ACFIME (Agence Communautaire pour le Financement de la Micro Entreprise) est une institution de microfinance de type Tier 3 (portefeuille de crédit < 10 mIn USD) basée au Burkina Faso. A fin décembre 2020, l’institution servaient 21 504 clients pour un encours de crédit de 1,9 mIn €. Elle propose des produits de crédit et d’épargne à une clientèle essentiellement féminine (90%) et vivant principalement en zone rurale (90%).

Dans le cadre du programme d’assistance technique Facilité Africaine, le consultant Pierre Houssou a accompagné l’institution dans l’élaboration d’une cartographie des risques adaptée à ses enjeux et à sa stratégie de développement.

Pourquoi l’élaboration d’une cartographie des risques était-elle importante pour l’ACFIME ?

Institution de microfinance créée en 2007, l’ACFIME a développé ses activités au plan national avec trois agences et sept points de services. Elle a mis en place, dès sa création, un service d’audit interne pour assurer la maîtrise des opérations de l’institution et anticiper les risques. Dans le cadre de la Facilité Africaine, l’institution a été accompagnée par le consultant Pierre Houssou pour l’élaboration d’une cartographie des risques. Aujourd’hui, le suivi périodique de la cartographie permet de s’assurer de l’évolution de chaque risque et de prendre rapidement des mesures pour les corriger.

Qu’attendiez-vous du consultant ? Les résultats ont-ils été à la hauteur de vos attentes ?

Comment déceler un risque, comment l’analyser, comment en mesurer l’importance de façon pérenne et viable pour l’institution ? Grâce à cette mission, le service audit interne a d’abord été formé sur la notion de risques et à l’élaboration d’un plan d’atténuation de ces derniers. Les risques pouvant se trouver dans chaque poste et chaque procédure ou processus, la collaboration de chacun était essentielle pour atteindre le second objectif de la mission : l’élaboration d’une cartographie des risques. L’approche participative utilisée par Pierre Houssou (questions-réponses individuelles, focus groupe, votes, plénières, etc.) a permis à chaque membre de l’ACFIME d’être acteur de ce grand travail de réflexion et d’analyse.

 Quelles auraient pu être les pistes d’amélioration de cette mission ?

La durée de la mission aurait sans doute pu être prolongée. Mais le résultat est très positif, et à l’issue de la mission un comité de gestion des risques a été mis en place au sein de l’ACFIME pour mettre à jour la cartographie de façon autonome. Nous possédons désormais une cartographie précise et adaptée aux risques financiers, opérationnels et stratégiques, ainsi que des outils de gestion performants. Le plan annuel de l’audit interne s’appuie d’ailleurs sur cette cartographie pour faire évoluer l’ACFIME.

En quoi cette cartographie vous a-t-elle aidés à mieux gérer les risques pendant la crise de la Covid-19 ?

Depuis la mise en place de cette cartographie, les risques identifiés ont fait l’objet d’un plan d’atténuation dont la mise en œuvre a permis de prévenir et réduire les risques existants. Dans le contexte de la crise la Covid-19, la cartographie a aidé l’ACFIME à rapidement s’orienter vers des partenaires financiers locaux, comme l’Etat burkinabé, pour faire face au tarissement des financements internationaux, du fait des restrictions de déplacement et des restrictions sanitaires à l’échelle mondiale.

 

BANQUIERS SOLIDAIRES : DEUX MISSIONS « STRATEGIE DIGITALE » A POURVOIR

 

©GODONG

Banquiers Solidaires est un programme de volontariat de compétences lancé par la Fondation Grameen Crédit Agricole et Crédit Agricole S.A. en 2018 avec un double objectif : d’une part, accompagner avec de l’assistance technique les institutions de microfinance et les entreprises à impact financées par la Fondation, d’autre part, valoriser les compétences des collaborateurs du Groupe qui souhaitent s’investir dans des projets d’utilité sociale.

Les missions peuvent se dérouler pendant le temps de travail du Banquier Solidaire (mécénat de compétences) ET/OU pendant les congés (volontariat).

Actuellement deux missions « Stratégie digitale » sont à pourvoir sur le terrain ou à distance :

  • Mission terrain en faveur de Smart Credit (Moldavie)

Smart Credit est une institution de microfinance créée en 2010 par 5 professionnels locaux ayant une même vision : fournir des services financiers à des personnes socialement défavorisées et des petits entrepreneurs moldaves. L’institution compte plus de 3 000 emprunteurs actifs et gère un portefeuille de 4,4 millions d’euros.

Le Banquier Solidaire sélectionné aura pour mission d’évaluer la stratégie numérique de l’institution et de contribuer à la construction de sa stratégie digitale. Une expérience en gestion de projets informatiques et la maîtrise de l’anglais sont nécessaires.

Pour plus d’informations, consultez la fiche mission sur ca-solidaires.fr.

  • Mission terrain ou à distance en faveur d’OXUS (Kirghizstan)

OXUS Kyrgyzstan (OKG) est une institution de microfinance qui fournit des services financiers aux travailleurs pauvres et aux personnes sous-bancarisées au Kirghizstan. L’institution sert 8 000 emprunteurs actifs et gère un portefeuille de 6,4 millions d’euros.

Le Banquier Solidaire sélectionné aura pour mission d’accompagner OKG dans l’évaluation des procédés relatifs à la digitalisation et dans la construction d’une nouvelle stratégie digitale incluant un plan d’action détaillé. Une expérience dans la gestion de projets informatiques et idéalement dans des projets de digitalisation est nécessaire. La maitrise de l’anglais est obligatoire, la connaissance du russe serait un plus.

Pour plus d’informations, consultez la fiche mission sur ca-solidaires.fr.

Pour postuler, envoyez votre CV et lettre de motivation (ou 2 paragraphes présentant vos motivations) à :

 

 

[TEMOIGNAGE] UN BANQUIER SOLIDAIRE AU CAMBODGE

©Philippe Lissac/GODONG

Lancé par la Fondation Grameen Crédit Agricole et Crédit Agricole S.A. en 2018, Banquiers Solidaires est un programme de volontariat de compétences ouvert à tous les collaborateurs du groupe Crédit Agricole en faveur d’institutions de microfinance ou d’entreprises à impact soutenues par la Fondation.

Découvrez la tribune de Jean Baptiste Bounes, Banquier Solidaire de SODICA, qui a effectué entre 2020 et 2021 une mission à distance en faveur de Phare Performing Social Enterprise (PPSE).

Lutter contre la pauvreté à travers l’entrepreneuriat

La Fondation Grameen Crédit Agricole et plus précisément le programme Banquiers Solidaires m’ont été présentés par Eric Campos lors d’une plénière d’entreprise CACIF en décembre 2019. J’ai tout de suite été séduit par les missions de lutte contre la pauvreté via la promotion de l’entrepreneuriat à impact social et de la finance inclusive dans les pays en développement. Je me suis alors rapproché de la Fondation afin de recevoir les différentes offres Banquiers Solidaires et de postuler à celles en ligne avec mes motivations et mes compétences.

Après avoir passé plusieurs entretiens menés par l’équipe de la Fondation, j’ai été sélectionné pour conseiller PPSE au Cambodge dans sa stratégie de levée de fonds.

La mission proposée répondait en tout point à mes attentes : pouvoir mettre mes compétences au profit d’un projet à fort impact social dans un contexte difficile lié à la Covid-19; découvrir une nouvelle culture et sortir de ma zone de confort professionnelle.

Tout l’enjeu de cette mission était de pouvoir réussir à collaborer à distance sur une longue période tout en maintenant une intensité dans le processus de levée de fonds.

Une mission à distance en période de pandémie

Du fait des restrictions liées au contexte sanitaire, j’ai participé via mon intervention auprès de PPSE à la première mission Banquiers Solidaires à distance de la Fondation.

Contrairement aux missions terrain qui se déroulent généralement sur deux semaines consécutives, ma mission a été réalisée sur le rythme d’un jour par semaine sur 15 semaines. Ce calendrier était mieux adapté à une opération de levée de fonds, me permettant ainsi d’être présent aux côtés du dirigeant et des actionnaires sur la durée.

Un réel travail de pédagogie a été effectué lors des premiers échanges pour s’assurer que le niveau de compréhension des différents enjeux était le même pour chaque participant.

Par ailleurs, des points hebdomadaires ont été organisés afin de maintenir une collaboration étroite malgré la distance. La définition en amont des différentes étapes du processus a également facilité son bon déroulement. Cette planification a permis à la Fondation d’envisager de nouvelles missions à distance de manière sereine.

Le volontariat de compétences : une expérience à renouveler

Cette expérience a été très enrichissante, tant sur le plan humain que d’un point de vue professionnel.

Tout d’abord, la réelle autonomie qui m’a été confiée m’a permis de me poser les bonnes questions, de m’affirmer et de prendre confiance en moi pour mener à bien les missions quotidiennes. Cette expérience a sans aucun doute marqué un tournant dans ma carrière professionnelle.

J’ai aussi eu la chance de travailler aux côtés d’une entreprise à fort impact social et de fonds d’Impact Investing, ce qui me tenait réellement à cœur tant je trouve cet univers passionnant et porteur.

Cette mission m’a également beaucoup apporté sur le plan humain. J’ai découvert une culture très différente et fait des rencontres inspirantes et enrichissantes.

Je souhaiterais particulièrement remercier Dara Huot, CEO de PPSE, pour son extrême générosité, sa bienveillance et sa confiance. L’investissement en termes de temps et de charge de travail est certes conséquent, mais si c’était à refaire, je le referais sans hésiter.

 

 

Facilité Africaine : une assistance technique en faveur de GRAINE SARL

© Didier Gentilhomme

 

La Facilité Africaine est un dispositif mis en place en 2013 par la Fondation Grameen Crédit Agricole, en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD), pour accompagner des institutions de microfinance rurales en Afrique subsaharienne.

Retour sur ce programme à travers le témoignage d’Eléonore Marie Céline Compaore-Gyebre, Gérante de GRAINE SARL.

Créée en 2006, l’institution de Microfinance burkinabé GRAINE SARL (Groupe d’Accompagnement à l’INvestissement et à l’Epargne) est une organisation de type Tier 3 (portefeuille de crédit < 10 mIn USD). A fin décembre 2020, GRAINE SARL proposait des produits de crédit de groupe et individuels à 17 926 clients, composés essentiellement de femmes (75%), vivant en zone rurale (66%), pour un encours de crédit de 4,9 mIn €.

Dans le cadre du programme d’assistance technique Facilité Africaine, GRAINE SARL a été soutenue tout au long de son processus de transformation digitale. Le consultant Thomas Carrié a ainsi accompagné l’institution dans la mise en place d’un nouveau logiciel intégré de gestion de l’information en cloud, la migration sécurisée des données et la formation des utilisateurs.

Pourquoi la mise en place d’un nouveau Système d’Information et de Gestion (SIG) était-elle importante pour GRAINE SARL ?

En 2018, nous étions arrivés à un niveau de croissance qui nécessitait un logiciel de gestion de l’information plus performant que celui que nous utilisions. La consolidation des données et la production de reporting étaient devenues irréalisables dans les délais requis. De plus, au regard de l’étendue du réseau (6 agences et 29 points de service), nous souhaitions développer des produits financiers innovants pour mieux répondre aux besoins de la clientèle et améliorer notre rentabilité. L’acquisition d’un nouveau logiciel intégré nous a permis d’interconnecter tous les guichets ainsi que le siège. Cet outil nous a permis d’avoir une vision consolidée des informations collectées sur le terrain en temps réel, de fiabiliser la collecte des données, de la sécuriser et de développer de nouveaux produits.

Qu’attendiez-vous du consultant ? Les résultats ont-ils été à la hauteur de vos attentes ?

Au-delà de l’acquisition de ce nouveau logiciel, nous avions besoin de quelqu’un connaissant bien le secteur de la microfinance et les problématiques liées à la digitalisation. Thomas Carrié, en binôme avec Yempabou Samuel Nidjergou, basé à Ouagadougou, nous ont très bien accompagné, depuis la définition des besoins jusqu’au paramétrage et au déploiement du logiciel. Puis ils nous ont permis de gérer la migration des données et la formation des utilisateurs, et ce en respectant les délais impartis ! Nous sommes très satisfaits de la prestation, tant sur le savoir-faire que sur le savoir-être des consultants.

Quel bilan faites-vous de cette mission et quelles auraient pu être les pistes d’amélioration ?

Avant, chaque guichet fonctionnait de façon non centralisée, et le SIG comportait des lourdeurs. Comme tout était manuel, la vérification était difficile et le risque d’erreur important. Par ailleurs, la surveillance et la maintenance de l’ensemble des serveurs avaient un coût conséquent. La centralisation des données grâce au nouveau SIG en cloud nous permet de suivre la situation des opérations au jour le jour et de garantir la sécurité et la fiabilité des informations collectées. Le SIG nous a ainsi apporté un gain de temps, d’argent et de sécurité. Celui-ci nous donne aujourd’hui entière satisfaction, même si les mises à jour sont parfois défaillantes à cause des baisses de tension ou de la mauvaise connexion internet dans le pays.

Grâce au SIG, avez-vous amélioré la satisfaction client ou développé de nouveaux produits ou services ?

La fiabilité de l’information est désormais optimale, et nous obtenons 90% de satisfaction auprès des clients. Le nouveau SIG nous a permis de proposer de nouveaux services de proximité comme la digitalisation de la collecte de la tontine (collecte journalière de l’épargne), la mise en place du SMS Banking[1] et la possibilité de réaliser des décaissements de crédit ou des dépôts d’épargne quel que soit le point de service. Nous souhaitons renforcer la digitalisation de la collecte des informations. Pour cela, nous équiperons nos agents de tablettes numériques pour qu’ils puissent enregistrer, sur le terrain, toutes les informations concernant les potentiels clients.

 

[1] Le SMS Banking est une forme de Mobile Banking permettant à des IMF d’envoyer des messages sur les téléphones portables de leurs clients. Ce service permet également aux clients de réaliser certaines opérations par SMS (par exemple : effectuer un dépôt ou un retrait d’épargne).

La Fondation, partenaire de la 1ère édition du Baromètre de la finance à impact

 

La Fondation Grameen Crédit Agricole est partenaire de la première édition du Baromètre de la finance à impact lancée lors du Forum mondial Zéro Exclusion, Zéro Carbone, Zéro Pauvreté le 2 septembre 2021. Cette publication, coordonnée par Convergences, est le résultat d’un travail collectif regroupant des experts de la finance à impact, des analystes, des investisseurs et des institutions de microfinance. Elle confronte différentes visions de l’investissement à impact et de l’inclusion financière dans le monde.

Avec pour thème « financer les transitions sociales et environnementales », ce Baromètre présente les chiffres clés du secteur et les leviers pour le développement d’une finance inclusive au service des populations et de la planète. Comment rediriger les financements vers un projet à impact ? Comment mettre en relation investisseurs et porteurs de projets ? Y-a-t-il une mesure commune de l’impact ?

Cette édition revient également sur l’enjeu de l’inclusion financière face à la crise de la Covid-19, et notamment l’impact de cette crise sur les institutions de microfinance.

Edouard Sers, Directeur Risques & Impact de la Fondation est intervenu sur ce sujet lors du Forum mondial 3Zero :

« La crise de la Covid-19 a eu un impact important sur les institutions de microfinance (IMF) partenaires de la Fondation Grameen Crédit Agricole, impact qui est à nuancer en fonction de la région et des pays touchés. Les deux conséquences financières principales de la crise ont été une hausse généralisée du risque crédit qui a impacté la rentabilité (surtout en 2020) et par conséquent un impact sur les fonds propres. En début d’année, 60% des IMFs interrogées pensaient avoir besoin de nouveaux fonds propres. En milieu d’année 2021, les dernières enquêtes que nous avons menées montrent qu’une IMF sur cinq est encore à la recherche d’une solution pour se recapitaliser convenablement. En revanche, il n’y a pas eu de crise généralisée de liquidité et, malgré la perte de rentabilité pour beaucoup, le secteur a fait globalement preuve de responsabilité en maintenant les emplois. Nous restons donc optimistes étant donné la grande capacité de résilience du secteur. Afin de soutenir ses partenaires, la Fondation continue à développer son offre de financement et d’assistance technique. Elle partage également régulièrement les conclusions de son Observatoire Covid-19 basé sur des enquêtes menées en partenariat avec ADA et Inpulse pour collecter le ressenti des acteurs sur le terrain. »

Découvrez le Baromètre ici .

Découvrez le rapport de la Fondation Grameen Crédit Agricole : « L’impact de la crise Covid-19 sur les institutions de microfinance. Constats et perspectives ».