BANQUIERS SOLIDAIRES : DEUX MISSIONS « STRATEGIE DIGITALE » A POURVOIR

 

©GODONG

Banquiers Solidaires est un programme de volontariat de compétences lancé par la Fondation Grameen Crédit Agricole et Crédit Agricole S.A. en 2018 avec un double objectif : d’une part, accompagner avec de l’assistance technique les institutions de microfinance et les entreprises à impact financées par la Fondation, d’autre part, valoriser les compétences des collaborateurs du Groupe qui souhaitent s’investir dans des projets d’utilité sociale.

Les missions peuvent se dérouler pendant le temps de travail du Banquier Solidaire (mécénat de compétences) ET/OU pendant les congés (volontariat).

Actuellement deux missions « Stratégie digitale » sont à pourvoir sur le terrain ou à distance :

  • Mission terrain en faveur de Smart Credit (Moldavie)

Smart Credit est une institution de microfinance créée en 2010 par 5 professionnels locaux ayant une même vision : fournir des services financiers à des personnes socialement défavorisées et des petits entrepreneurs moldaves. L’institution compte plus de 3 000 emprunteurs actifs et gère un portefeuille de 4,4 millions d’euros.

Le Banquier Solidaire sélectionné aura pour mission d’évaluer la stratégie numérique de l’institution et de contribuer à la construction de sa stratégie digitale. Une expérience en gestion de projets informatiques et la maîtrise de l’anglais sont nécessaires.

Pour plus d’informations, consultez la fiche mission sur ca-solidaires.fr.

  • Mission terrain ou à distance en faveur d’OXUS (Kirghizstan)

OXUS Kyrgyzstan (OKG) est une institution de microfinance qui fournit des services financiers aux travailleurs pauvres et aux personnes sous-bancarisées au Kirghizstan. L’institution sert 8 000 emprunteurs actifs et gère un portefeuille de 6,4 millions d’euros.

Le Banquier Solidaire sélectionné aura pour mission d’accompagner OKG dans l’évaluation des procédés relatifs à la digitalisation et dans la construction d’une nouvelle stratégie digitale incluant un plan d’action détaillé. Une expérience dans la gestion de projets informatiques et idéalement dans des projets de digitalisation est nécessaire. La maitrise de l’anglais est obligatoire, la connaissance du russe serait un plus.

Pour plus d’informations, consultez la fiche mission sur ca-solidaires.fr.

Pour postuler, envoyez votre CV et lettre de motivation (ou 2 paragraphes présentant vos motivations) à :

 

 

[TEMOIGNAGE] UN BANQUIER SOLIDAIRE AU CAMBODGE

©Philippe Lissac/GODONG

Lancé par la Fondation Grameen Crédit Agricole et Crédit Agricole S.A. en 2018, Banquiers Solidaires est un programme de volontariat de compétences ouvert à tous les collaborateurs du groupe Crédit Agricole en faveur d’institutions de microfinance ou d’entreprises à impact soutenues par la Fondation.

Découvrez la tribune de Jean Baptiste Bounes, Banquier Solidaire de SODICA, qui a effectué entre 2020 et 2021 une mission à distance en faveur de Phare Performing Social Enterprise (PPSE).

Lutter contre la pauvreté à travers l’entrepreneuriat

La Fondation Grameen Crédit Agricole et plus précisément le programme Banquiers Solidaires m’ont été présentés par Eric Campos lors d’une plénière d’entreprise CACIF en décembre 2019. J’ai tout de suite été séduit par les missions de lutte contre la pauvreté via la promotion de l’entrepreneuriat à impact social et de la finance inclusive dans les pays en développement. Je me suis alors rapproché de la Fondation afin de recevoir les différentes offres Banquiers Solidaires et de postuler à celles en ligne avec mes motivations et mes compétences.

Après avoir passé plusieurs entretiens menés par l’équipe de la Fondation, j’ai été sélectionné pour conseiller PPSE au Cambodge dans sa stratégie de levée de fonds.

La mission proposée répondait en tout point à mes attentes : pouvoir mettre mes compétences au profit d’un projet à fort impact social dans un contexte difficile lié à la Covid-19; découvrir une nouvelle culture et sortir de ma zone de confort professionnelle.

Tout l’enjeu de cette mission était de pouvoir réussir à collaborer à distance sur une longue période tout en maintenant une intensité dans le processus de levée de fonds.

Une mission à distance en période de pandémie

Du fait des restrictions liées au contexte sanitaire, j’ai participé via mon intervention auprès de PPSE à la première mission Banquiers Solidaires à distance de la Fondation.

Contrairement aux missions terrain qui se déroulent généralement sur deux semaines consécutives, ma mission a été réalisée sur le rythme d’un jour par semaine sur 15 semaines. Ce calendrier était mieux adapté à une opération de levée de fonds, me permettant ainsi d’être présent aux côtés du dirigeant et des actionnaires sur la durée.

Un réel travail de pédagogie a été effectué lors des premiers échanges pour s’assurer que le niveau de compréhension des différents enjeux était le même pour chaque participant.

Par ailleurs, des points hebdomadaires ont été organisés afin de maintenir une collaboration étroite malgré la distance. La définition en amont des différentes étapes du processus a également facilité son bon déroulement. Cette planification a permis à la Fondation d’envisager de nouvelles missions à distance de manière sereine.

Le volontariat de compétences : une expérience à renouveler

Cette expérience a été très enrichissante, tant sur le plan humain que d’un point de vue professionnel.

Tout d’abord, la réelle autonomie qui m’a été confiée m’a permis de me poser les bonnes questions, de m’affirmer et de prendre confiance en moi pour mener à bien les missions quotidiennes. Cette expérience a sans aucun doute marqué un tournant dans ma carrière professionnelle.

J’ai aussi eu la chance de travailler aux côtés d’une entreprise à fort impact social et de fonds d’Impact Investing, ce qui me tenait réellement à cœur tant je trouve cet univers passionnant et porteur.

Cette mission m’a également beaucoup apporté sur le plan humain. J’ai découvert une culture très différente et fait des rencontres inspirantes et enrichissantes.

Je souhaiterais particulièrement remercier Dara Huot, CEO de PPSE, pour son extrême générosité, sa bienveillance et sa confiance. L’investissement en termes de temps et de charge de travail est certes conséquent, mais si c’était à refaire, je le referais sans hésiter.

 

 

Facilité Africaine : une assistance technique en faveur de GRAINE SARL

© Didier Gentilhomme

 

La Facilité Africaine est un dispositif mis en place en 2013 par la Fondation Grameen Crédit Agricole, en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD), pour accompagner des institutions de microfinance rurales en Afrique subsaharienne.

Retour sur ce programme à travers le témoignage d’Eléonore Marie Céline Compaore-Gyebre, Gérante de GRAINE SARL.

Créée en 2006, l’institution de Microfinance burkinabé GRAINE SARL (Groupe d’Accompagnement à l’INvestissement et à l’Epargne) est une organisation de type Tier 3 (portefeuille de crédit < 10 mIn USD). A fin décembre 2020, GRAINE SARL proposait des produits de crédit de groupe et individuels à 17 926 clients, composés essentiellement de femmes (75%), vivant en zone rurale (66%), pour un encours de crédit de 4,9 mIn €.

Dans le cadre du programme d’assistance technique Facilité Africaine, GRAINE SARL a été soutenue tout au long de son processus de transformation digitale. Le consultant Thomas Carrié a ainsi accompagné l’institution dans la mise en place d’un nouveau logiciel intégré de gestion de l’information en cloud, la migration sécurisée des données et la formation des utilisateurs.

Pourquoi la mise en place d’un nouveau Système d’Information et de Gestion (SIG) était-elle importante pour GRAINE SARL ?

En 2018, nous étions arrivés à un niveau de croissance qui nécessitait un logiciel de gestion de l’information plus performant que celui que nous utilisions. La consolidation des données et la production de reporting étaient devenues irréalisables dans les délais requis. De plus, au regard de l’étendue du réseau (6 agences et 29 points de service), nous souhaitions développer des produits financiers innovants pour mieux répondre aux besoins de la clientèle et améliorer notre rentabilité. L’acquisition d’un nouveau logiciel intégré nous a permis d’interconnecter tous les guichets ainsi que le siège. Cet outil nous a permis d’avoir une vision consolidée des informations collectées sur le terrain en temps réel, de fiabiliser la collecte des données, de la sécuriser et de développer de nouveaux produits.

Qu’attendiez-vous du consultant ? Les résultats ont-ils été à la hauteur de vos attentes ?

Au-delà de l’acquisition de ce nouveau logiciel, nous avions besoin de quelqu’un connaissant bien le secteur de la microfinance et les problématiques liées à la digitalisation. Thomas Carrié, en binôme avec Yempabou Samuel Nidjergou, basé à Ouagadougou, nous ont très bien accompagné, depuis la définition des besoins jusqu’au paramétrage et au déploiement du logiciel. Puis ils nous ont permis de gérer la migration des données et la formation des utilisateurs, et ce en respectant les délais impartis ! Nous sommes très satisfaits de la prestation, tant sur le savoir-faire que sur le savoir-être des consultants.

Quel bilan faites-vous de cette mission et quelles auraient pu être les pistes d’amélioration ?

Avant, chaque guichet fonctionnait de façon non centralisée, et le SIG comportait des lourdeurs. Comme tout était manuel, la vérification était difficile et le risque d’erreur important. Par ailleurs, la surveillance et la maintenance de l’ensemble des serveurs avaient un coût conséquent. La centralisation des données grâce au nouveau SIG en cloud nous permet de suivre la situation des opérations au jour le jour et de garantir la sécurité et la fiabilité des informations collectées. Le SIG nous a ainsi apporté un gain de temps, d’argent et de sécurité. Celui-ci nous donne aujourd’hui entière satisfaction, même si les mises à jour sont parfois défaillantes à cause des baisses de tension ou de la mauvaise connexion internet dans le pays.

Grâce au SIG, avez-vous amélioré la satisfaction client ou développé de nouveaux produits ou services ?

La fiabilité de l’information est désormais optimale, et nous obtenons 90% de satisfaction auprès des clients. Le nouveau SIG nous a permis de proposer de nouveaux services de proximité comme la digitalisation de la collecte de la tontine (collecte journalière de l’épargne), la mise en place du SMS Banking[1] et la possibilité de réaliser des décaissements de crédit ou des dépôts d’épargne quel que soit le point de service. Nous souhaitons renforcer la digitalisation de la collecte des informations. Pour cela, nous équiperons nos agents de tablettes numériques pour qu’ils puissent enregistrer, sur le terrain, toutes les informations concernant les potentiels clients.

 

[1] Le SMS Banking est une forme de Mobile Banking permettant à des IMF d’envoyer des messages sur les téléphones portables de leurs clients. Ce service permet également aux clients de réaliser certaines opérations par SMS (par exemple : effectuer un dépôt ou un retrait d’épargne).

La Fondation, partenaire de la 1ère édition du Baromètre de la finance à impact

 

La Fondation Grameen Crédit Agricole est partenaire de la première édition du Baromètre de la finance à impact lancée lors du Forum mondial Zéro Exclusion, Zéro Carbone, Zéro Pauvreté le 2 septembre 2021. Cette publication, coordonnée par Convergences, est le résultat d’un travail collectif regroupant des experts de la finance à impact, des analystes, des investisseurs et des institutions de microfinance. Elle confronte différentes visions de l’investissement à impact et de l’inclusion financière dans le monde.

Avec pour thème « financer les transitions sociales et environnementales », ce Baromètre présente les chiffres clés du secteur et les leviers pour le développement d’une finance inclusive au service des populations et de la planète. Comment rediriger les financements vers un projet à impact ? Comment mettre en relation investisseurs et porteurs de projets ? Y-a-t-il une mesure commune de l’impact ?

Cette édition revient également sur l’enjeu de l’inclusion financière face à la crise de la Covid-19, et notamment l’impact de cette crise sur les institutions de microfinance.

Edouard Sers, Directeur Risques & Impact de la Fondation est intervenu sur ce sujet lors du Forum mondial 3Zero :

« La crise de la Covid-19 a eu un impact important sur les institutions de microfinance (IMF) partenaires de la Fondation Grameen Crédit Agricole, impact qui est à nuancer en fonction de la région et des pays touchés. Les deux conséquences financières principales de la crise ont été une hausse généralisée du risque crédit qui a impacté la rentabilité (surtout en 2020) et par conséquent un impact sur les fonds propres. En début d’année, 60% des IMFs interrogées pensaient avoir besoin de nouveaux fonds propres. En milieu d’année 2021, les dernières enquêtes que nous avons menées montrent qu’une IMF sur cinq est encore à la recherche d’une solution pour se recapitaliser convenablement. En revanche, il n’y a pas eu de crise généralisée de liquidité et, malgré la perte de rentabilité pour beaucoup, le secteur a fait globalement preuve de responsabilité en maintenant les emplois. Nous restons donc optimistes étant donné la grande capacité de résilience du secteur. Afin de soutenir ses partenaires, la Fondation continue à développer son offre de financement et d’assistance technique. Elle partage également régulièrement les conclusions de son Observatoire Covid-19 basé sur des enquêtes menées en partenariat avec ADA et Inpulse pour collecter le ressenti des acteurs sur le terrain. »

Découvrez le Baromètre ici .

Découvrez le rapport de la Fondation Grameen Crédit Agricole : « L’impact de la crise Covid-19 sur les institutions de microfinance. Constats et perspectives ».

 

 

La Fondation œuvre en faveur de l’inclusion financière des réfugiés

© Didier Gentilhomme

Depuis 2019, la Fondation Grameen Crédit Agricole, l’Agence suédoise de développement et coopération Internationale (Sida) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) unissent leurs forces pour soutenir les populations réfugiées en Ouganda.

La Fondation a été sélectionnée par l’Agence Suédoise de Développement et de Coopération Internationale (Sida) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) pour la conception et la coordination d’un programme innovant ayant pour objectif d’améliorer les moyens de subsistance, la résilience et l’inclusion financière des réfugiés et des communautés d’accueil en Ouganda.

Hanadi Tutunji, Financial Inclusion Officer au sein du HCR revient sur ce programme commun sur quatre ans.

En quoi l’inclusion financière est-elle une solution durable pour les réfugiés en Ouganda ?

L’Ouganda accueille environ 1.5 million de réfugiés et de demandeurs d’asile, ce qui en fait le premier pays d’accueil en Afrique, et le troisième dans le monde. C’est l’un des pays avec les politiques d’accueil les plus progressives au monde, et l’un des pays leaders pour la mise en place du Cadre d’Action Globale pour les réfugiés (CRRF) et du Global Compact on Refugees (GCR). En Ouganda, les réfugiés vivent dans des campements proches des communautés d’accueil, et ont accès aux même services publics nationaux, en matière de santé, d’éducation, d’accès à l’eau, de moyens d’existence et d’assainissement. Les réfugiés sont par ailleurs libres de leurs mouvements, ont le droit de travailler, et ont été inclus dans le Plan National III pour le Développement du pays.

Une grande majorité des réfugiés (94%) vit dans 13 campements, situés dans le Sud-Ouest et le Nord du pays. Les 6% restants vivent en zone urbaine, près de Kampala. Malgré les politiques progressistes et inclusives de l’Ouganda, le taux de pauvreté des réfugiés est près de deux fois plus élevé que celui des communautés d’accueil, ce qui crée des défis pour la coexistence pacifique des communautés, et des problématiques de sécurité, en particulier pour les femmes, les filles et les personnes ayant des besoins spécifiques.

En 2020, le Programme Alimentaire Mondial a réduit de 30% les rations alimentaires pour les populations réfugiées, en raison d’un manque de financements. L’impact de cette réduction des rations alimentaires a été accru par la crise de la COVID-19, et du confinement national. Suite au confinement, 13% des réfugiés ont dû cesser de travailler (en particulier ceux vivant dans les zones urbaines), ce qui a encore accru leur insécurité alimentaire et financière.

Des solutions durables doivent donc être trouvées pour relever les défis humanitaires et de développement auxquels l’Ouganda est confronté, notamment en raison du nombre important de réfugiés en situation de déplacement prolongé.

L’inclusion financière permet de favoriser l’accès des réfugiés aux systèmes financiers, de développer l’activité économique et de promouvoir les micro-entreprises et l’auto-emploi. Les services financiers et non financiers proposés aux réfugiés les aident à subvenir à leurs besoins de manière durable. Il est donc important de s’engager auprès du secteur privé et de faciliter son action pour développer et fournir des services financiers sur mesure aux réfugiés, y compris l’accès aux services d’épargne, de prêts, d’assurances et de transferts de fonds.

Pouvez-vous expliquer les spécificités du programme ?

Le programme vise à améliorer l’accès au crédit des réfugiés et de leurs communautés d’accueil afin qu’ils puissent développer des activités génératrices de revenus. A terme, l’objectif du programme est d’améliorer la résilience d’environ 100 000 ménages parmi ces populations.

Ce programme, qui tire parti de financements mixtes (capitaux publics et privés), comprend trois volets : un fonds de garantie des prêteurs, un financement de la dette pour trois institutions de microfinance (IMF) et une assistance technique pour les IMF et les réfugiés.

Le HCR partage des données socio-économiques, facilite l’accès aux réfugiés, forme le personnel des IMF sur les besoins des réfugiés et leur protection, et supervise la participation des réfugiés aux formations financières et commerciales. La Fondation Grameen Crédit Agricole, avec le soutien financier de Sida, assure le volet Assistance Technique du programme qui vise notamment à offrir aux réfugiés des services non financiers, tels que la formation commerciale et l’éducation financière. L’assistance technique permet par ailleurs de couvrir une partie des coûts initiaux de mise en place encourus par les IMF pour étendre leurs opérations de prêt aux réfugiés.

Grâce au programme, les IMF ont pu ouvrir de nouvelles agences dans les districts de Moyo (campement de Parlorinya), Yumbe (campement de Bidibidi) et Isingiro (campement de Nakivale) où vivent de nombreux réfugiés. A fin mars 2021, 14 777 prêts avaient été accordés par les IMF bénéficiaires du programme, dont 6 423 prêts (44%) aux populations réfugiées. 19 294 personnes avaient par ailleurs bénéficié de formations. Le programme s’adressant à la fois aux réfugiés et à leur communautés d’accueil, il facilite les liens entre les communautés, favorisant ainsi leur coexistence pacifique.

Quelles sont les priorités et les perspectives du HCR en matière d’inclusion financière dans le monde ?

Les besoins financiers des réfugiés évoluent dans le temps, allant du financement des moyens de survie au moment de leur arrivée à des services plus complets tels que l’épargne, les paiements et le crédit dans un deuxième temps.

L’inclusion financière représente un tremplin pour passer de l’aide humanitaire au développement d’activités pérennes. Le HCR veille à ce que les réfugiés ainsi que les personnes vulnérables dans les communautés d’accueil aient accès à des services financiers abordables et adaptés, et que des prestataires de services financiers responsables fournissent ces services.

Pour renforcer l’inclusion financière, le HCR souhaite à l’avenir étendre ses partenariats, continuer à soutenir et motiver ses partenaires à fournir des services durables aux réfugiés et les accompagner dans leur mission de plaidoyer pour améliorer le cadre réglementaire.

 

 

[INTERVIEW] Facilité Africaine : une assistance technique en faveur de MLF Zambie

© MicroLoan Foundation (Zambia)

La Facilité Africaine est un dispositif mis en place en 2013 par la Fondation Grameen Crédit Agricole, en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD), pour accompagner des institutions de microfinance rurales en Afrique subsaharienne.

Ce dispositif, qui s’achève fin 2021, aura permis de réaliser 326 missions d’assistance technique auprès de 26 institutions de microfinance pour un montant total de 3,52 mIn € de subventions.

 Retour sur ce programme à travers le témoignage de Jack Ngoma, Directeur Exécutif de MLF Zambie.

Créée en 2008, MLF Zambie est une institution de microfinance de type Tier 3 (portefeuille de crédit < 10 mIn USD). A fin décembre 2020, l’institution propose des produits de crédit et des formations à une clientèle composée de presque 23 000 femmes, vivant en zone rurale, pour un encours de crédit de 830 217€. Dans le cadre du programme d’assistance technique de la Facilité Africaine, MLF Zambie a été accompagnée pour élaborer un plan d’affaires pour la période 2021-2025. Le consultant en charge de la mission, Thomas Lendzian, du Cabinet Tukumuka Consulting, a permis à l’institution de cadrer sa stratégie, de définir un plan d’action opérationnel afin notamment de permettre à MLF Zambie de se développer dans de nouvelles zones et de trouver de nouvelles sources de financement.

 Pourquoi l’élaboration d’un plan d’affaires était-elle importante pour votre institution ?

Un regard extérieur était nécessaire pour analyser en profondeur le marché de la microfinance en Zambie, pour nous permettre de nous positionner clairement et pour renforcer notre compétitivité. Par ailleurs, nous souhaitions pouvoir communiquer de façon efficace sur nos objectifs à long terme auprès des parties prenantes, dont certains sont de potentiels investisseurs. Le soutien de la Fondation Grameen Crédit Agricole a été très utile à chaque étape de la mise en place du plan d’affaires.

 Qu’attendiez-vous du consultant ? Les résultats correspondent-ils à vos attentes ?

Nous cherchions un cabinet dont l’expertise en microfinance et l’expérience terrain nous permettraient d’améliorer le processus de planification de nos activités. Thomas Lendzian, du cabinet de conseil local Tukumuka Consulting, avait le profil idéal et il s’est avéré que ce recrutement fut particulièrement judicieux et pertinent. Nous avons apprécié sa connaissance des différentes régions d’Afrique et de la Zambie en particulier, ainsi que sa compréhension des stratégies et des tendances du secteur. Le plan d’affaires nous a permis de mieux comprendre le secteur local et de définir précisément nos projections de croissance. Nous sommes désormais armés face à la concurrence, et avons clarifié nos objectifs à long terme. L’élaboration de ce plan d’affaires nous a également permis de communiquer plus clairement sur nos objectifs organisationnels auprès de notre personnel et des parties prenantes, et de nous adresser à des investisseurs identifiés comme étant pertinents.

 Quelles sont les priorités définies dans le business plan ? 

Parmi les piliers stratégiques du plan d’affaires élaboré sur cinq ans, nous visons une croissance significative, avec pour objectif de servir 80 000 clients d’ici 2025. Nous souhaitons par ailleurs renforcer notre efficacité opérationnelle grâce à une méthodologie de prêt révisée utilisant les réseaux d’agents et la technologie intelligente. Nous misons également sur la diversification des produits pour permettre aux clients d’accéder à des produits de crédit flexibles et adaptés à leurs activités – notamment agricoles. Grâce à la formulation de ce plan d’affaires, nous espérons par ailleurs mettre en place des partenariats stratégiques avec des investisseurs et des partenaires commerciaux pertinents. Enfin, le renforcement de l’impact social de MLF Zambie, notamment via la fidélisation des clients et l’amélioration des conditions de vie des femmes, est un objectif majeur pour les années à venir.

 

Le secteur agricole en Afrique analysé par la Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (FARM)

© Didier Gentilhomme (Bénin)

La Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (FARM) est une fondation reconnue d’utilité publique, ayant pour mission de promouvoir des agricultures et des filières agroalimentaires performantes et respectueuses des producteurs, des consommateurs et de l’environnement, en particulier dans les pays du Sud.

A l’interface entre l’action et la recherche, FARM alimente les débats entre décideurs et acteurs du développement à travers la publication d’études, l’organisation d’événements et sa contribution à des projets pilotes.

Le secteur agricole en Afrique, et en particulier en Afrique subsaharienne, est également un axe central des actions menées par la Fondation Grameen Crédit Agricole depuis 2008. Nous vous invitons à découvrir les derniers articles publiés par Jean-Christophe Debar, consultant pour FARM, portant sur le financement des politiques agricoles et sur la dépendance alimentaire du continent africain.

La grande majorité des gouvernements des pays d’Afrique subsaharienne peinent à respecter l’engagement contracté à Malabo en 2014 : consacrer au moins 10 % de leur budget à l’agriculture. La crise économique et l’augmentation de l’endettement dues à la Covid-19 rendent encore plus difficile le soutien au secteur agricole, alors qu’il s’agit d’un défi majeur à relever en matière de sécurité alimentaire, de lutte contre la déforestation et d’adaptation au changement climatique.

Contrairement à une opinion largement répandue, la dépendance de l’Afrique subsaharienne aux importations de produits alimentaires est relativement modeste : de l’ordre de 15 à 20 % de la consommation selon les pays. L’Afrique pourrait cependant avoir besoin de compter davantage sur les marchés mondiaux suite à l’explosion de la demande liée à la croissance démographique, l’impact négatif du changement climatique sur les rendements et la nécessité de lutter contre la déforestation.

Membre fondateur de FARM, le groupe Crédit Agricole accentue aujourd’hui son soutien financier pour lui permettre d’enrichir son champ d’étude, élargir son périmètre d’intervention et renforcer ses modes d’action. La Fondation Grameen Crédit Agricole s’implique également dans ce nouveau plan de développement de FARM en mettant en place dès 2021 des synergies de moyens et des réflexions prospectives communes.

Découvrez l’intégralité du blog de FARM

 

 

La Fondation accompagne en compétences le Plastic Odyssey LAB

© Yann Vanbesien

19 tonnes de plastique entrent dans l’océan chaque minute, moins de 10% du plastique produit est recyclé, et 80% de la pollution marine provient des villes côtières des pays les plus démunis. Face à ce constat, les équipes de Plastic Odyssey ont décidé d’agir en organisant une expédition autour du monde sur leur bateau ambassadeur. L’objectif ? Constituer un réseau mondial d’initiatives locales de recyclage plastique. Embarquées à bord de leur navire, des technologies de tri, de recyclage et de pyrolyse sont mises à disposition des entrepreneurs afin de les aider à valoriser les déchets.

Parallèlement à cette expédition, les équipiers du projet ont lancé leur programme d’accélération « Plastic Odyssey Lab » (PO LAB), afin d’accompagner en compétences les entrepreneurs du recyclage. Suite à un premier appel à projet en France, 6 lauréats ont pu rejoindre le bateau ambassadeur en juillet 2021.

Au programme :

  • Un accompagnement technique des ingénieurs de Plastic Odyssey qui permet aux lauréats de tester leurs procédés de fabrication grâce aux machines de recyclage embarquées
  • Un accompagnement entrepreneurial assuré par le groupe Crédit Agricole via la Fondation Grameen Crédit Agricole et les Caisses régionales.

Forte de son expertise dans la promotion de l’entrepreneuriat à impact, la Fondation a conçu spécifiquement des modules de formation pour les lauréats du PO LAB, tous des startups :

« Nous avons d’abord analysé les projets et les besoins des lauréats, pour la plupart très en amont de leur aventure entrepreneuriale. Nous les avons notamment aidés à élaborer un business plan à impact, ou, pour les plus avancés, à préciser les partenariats techniques et financiers possibles dans le secteur de l‘impact. Il nous a également été nécessaire d’analyser les besoins auxquels le PO LAB pouvait répondre pendant leur incubation. Une fois leurs besoins identifiés, nous avons recherché les meilleurs experts dans les Caisses régionales du Crédit Agricole (CRCA) liées aux territoires dont étaient issus les lauréats. Lors du PO LAB, les lauréats ont ainsi bénéficié de sessions individuelles avec chaque expert des CRCA et des Village by CA, sur des thèmes comme le marketing, les ressources humaines, les financements locaux. En complément, des sessions de groupe ont été organisées avec la Fondation sur la structure et la stratégie financières d’une entreprise à impact et la spécificité d’une levée de fonds pour les startups à impact. » – Céline Hyon-Naudin, chargée d’investissement Social Business, Fondation Grameen Crédit Agricole

Une fois le PO LAB terminé, la Fondation poursuit son accompagnement entrepreneurial auprès des lauréats en organisant une nouvelle session de formation à Marseille cet automne :

« Des sessions individuelles sur des thèmes précis sont prévues après le PO LAB avec la Fondation, afin de laisser le temps aux lauréats d’intégrer leurs tests techniques à leur projet entrepreneurial. Nous sommes actuellement en train de travailler sur ces modules et les problématiques suivantes pourront par exemple être abordées : Quel modèle d’entreprise choisir (ONG, ESUS, SAS) ? Quelle stratégie produit adopter pour répondre au mieux au besoin social et environnemental identifié ? Comment organiser les flux logistiques (approvisionnement des déchets, gestion des stocks, distribution des produits finis) ? » – Céline Hyon-Naudin

Le bateau est actuellement amarré à Dunkerque et les équipes Plastic Odyssey prévoient de lancer leur expédition en Méditerranée à la fin de l’automne 2021. D’autres sessions du PO LAB sont prévues dans les pays du bassin méditerranéen. En Egypte et au Maroc, les réseaux du groupe Crédit Agricole sont également mobilisés pour soutenir ce programme d’accélération. Un bel exemple d’engagement collectif du groupe Crédit Agricole s’inscrivant dans la lignée du Projet Sociétal.

 

En savoir plus sur le soutien du Crédit Agricole auprès de Plastic Odyssey.

 

Newsletter #39 : La reprise des activités du secteur de la microfinance

La Fondation Grameen Crédit Agricole publie sa Newsletter #39 qui souligne la grande résilience dont ses partenaires font preuve pour accompagner au mieux les populations vulnérables.

La Fondation s’est intéressée aux effets de la crise Covid-19 sur ses institutions de microfinance (IMF) partenaires et a mené pendant plus d’un an une série d’enquête en collaboration avec ADA et Inpulse. Les résultats de ces études sont synthétisés dans le rapport « L’impact de la crise sur les institutions de microfinance. Constats et perspectives. » que nous vous invitons à découvrir dans cette Newsletter.

Si la pandémie a eu un impact certain sur les activités des institutions de microfinance, nous attestons aujourd’hui d’un retour progressif à la normale pour la majorité d’entre eux, en témoigne KOMIDA. Acteur majeur de la microfinance en Indonésie et partenaire de la Fondation depuis 2004, KOMIDA a réussi à poursuivre ses activités et son développement en zone rurale avec l’ouverture de 10 agences supplémentaires en 2021. L’institution continue de soutenir ses clients en mettant l’accent sur l’octroi de microcrédits à vocation sociale.

Dans la rubrique « Paroles du terrain », nous vous présentons UGAFODE Microfinance Limited, institution de microfinance ougandaise à l’avant-garde de l’inclusion financière des réfugiés. Grâce au soutien de la Fondation, du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) et de l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (Sida), UGAFODE a ouvert, en mars 2020, une agence dans le camp de réfugiés de Nakivale et les premiers résultats sont très encourageants. L’ambition est désormais d’étendre le projet à d’autres régions.

Vous découvrirez enfin le témoignage de Jean-Baptiste Bounes, chargé d’Affaires Fusions-Acquisitions chez SODICA, qui a réalisé la première mission Banquiers Solidaires (*) à distance auprès de Phare Performing Social Enterprise (PPSE) au Cambodge. Des missions à distance et sur le terrain sont actuellement à pourvoir.

Accédez à la Newsletter

 

(*) Lancé par la Fondation Grameen Crédit Agricole et Crédit Agricole S.A. en 2018, Banquiers Solidaires est un programme de volontariat de compétences ouvert à tous les collaborateurs du groupe Crédit Agricole en faveur d’institutions de microfinance ou d’entreprises à impact soutenues par la Fondation.

Banquiers Solidaires : deux missions online sont à pourvoir en faveur de FATEN (Palestine) et OXUS (Kirghizstan)

© Philippe LISSAC (Godong) / Fondation GCA

Banquiers Solidaires est un programme de volontariat de compétences lancé par la Fondation Grameen Crédit Agricole et Crédit Agricole S.A. en 2018 avec un double objectif : d’une part, accompagner avec de l’assistance technique les institutions de microfinance et les entreprises à impact social financées par la Fondation, d’autre part, valoriser les compétences des collaborateurs du Groupe qui souhaitent s’investir dans des projets à fort impact social.

Les missions peuvent se dérouler pendant le temps de travail du Banquier Solidaire (mécénat de compétences) ET/OU pendant les congés (volontariat).

Actuellement, deux missions online sont à pourvoir. Le Banquier Solidaire travaillera sur cette mission à raison d’un jour par semaine pendant 15 semaines. Ces modalités de durée peuvent toutefois être modifiées en fonction des préférences du Banquier Solidaire, de l’organisation bénéficiaire et de l’employeur.

  • Mission « Gestion financière » en faveur de FATEN (Palestine)

FATEN est une institution de microfinance fondée en 1995 par l’ONG Save The Children qui a pour mission de répondre aux besoins en services financiers des entrepreneurs et des particuliers palestiniens à faibles et moyens revenus. La Fondation Grameen Crédit Agricole soutient FATEN depuis 2014 par le biais de divers prêts mais aussi par de l’assistance technique dans le cadre des missions Banquiers Solidaires.

Le Banquier Solidaire sélectionné soutiendra FATEN dans la mise à jour des procédures, politiques et outils financiers. Une connaissance des normes internationales relatives à l’information financière et en particulier sur les derniers changements apportés aux normes IFRS 16 et IFRS 9 est requise. La maîtrise de l’anglais est nécessaire et une très bonne connaissance de l’arabe serait un plus.

Pour plus d’informations, consultez la fiche mission sur ca-solidaires.fr

  • Mission « Stratégie digitale » en faveur d’OXUS (Kirghizstan)

OXUS Kyrgyzstan (OKG) est une institution de microfinance qui fournit des services financiers aux travailleurs pauvres et aux personnes sous-bancarisées au Kirghizstan. L’institution sert 8 000 emprunteurs actifs et gère un portefeuille de 6,4 millions d’euros.

Le Banquier Solidaire sélectionné aura pour mission d’accompagner OKG dans l’évaluation des procédés relatifs à la digitalisation et dans la construction d’une nouvelle stratégie digitale. Une expérience dans la gestion de projets informatiques et idéalement dans des projets de digitalisation est nécessaire. La maitrise de l’anglais est obligatoire, la connaissance du russe serait un plus.

Pour plus d’informations, consultez la fiche mission sur ca-solidaires.fr.

Pour postuler : envoyez votre CV et lettre de motivation (ou 2 paragraphes présentant vos motivations et expertises) à :