Cercle des Amis de la Fondation : retour sur le rencontre avec les dirigeants des filiales du groupe OXUS

OXUS est une entreprise sociale et responsable créé par ACTED en 2005, pour gérer et développer les activités de microcrédit, en suite logique des programmes de développement d’ACTED. OXUS Network cherche à fournir à ses clients des pays en développement des services financiers adaptés et compétitifs tout en offrant à ses investisseurs des rendements financiers attractifs.

Depuis sa création, OXUS a été une pierre angulaire de la stratégie de développement d’ACTED, en offrant aux bénéficiaires un accès au crédit et des opportunités d’accéder à l’indépendance économique et sociale. A ce titre, les activités du Groupe OXUS s’inscrivent dans un cadre plus large de développement humain, de performance économique et de développement social.

OXUS est aujourd’hui présent en Asie Centrale et plus précisément au Tadjikistan, au Kirghizistan et en Afghanistan. Partenaire de la Fondation depuis 2013, OXUS a présenté son activité dans le cadre d’une rencontre du Cercle des Amis de la Fondation le 11 octobre dernier. Les directeurs des trois filiales ont ainsi présenté leur structure, leur activité et le contexte de leur action aux participants, avec le témoignage particulièrement marquant de Salim Khan, Directeur d’OXUS Afghanistan, qui a témoigné du retour des talibans à Kaboul le 15 août 2021 et de la résistance de l’entreprise pour permettre aux collaboratrices et aux clientes de continuer de mener une vie relativement normale. OXUS Afghanistan est le seule filiale d’OXUS qui n’est pas soutenue à ce jour par la Fondation Grameen Crédit Agricole.

Cette rencontre a également été l’occasion de découvrir le témoignage croise d’Andréas Brunner, Banquier Solidaire parti en mission pour le compte de la Fondation au Kirghizistan en octobre 2021, et de Denis Khomyakov, directeur général d’OXUS Kirghizistan, et de l’impact positif de cette mission d’assistance technique sur l’organisation interne de l’institution.

Vous pouvez à présent accéder à l’enregistrement de cette rencontre qui s’est tenue en anglais, ainsi qu’à la présentation d’OXUS.

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La Fondation Grameen Crédit Agricole et Crédit Agricole CIB accordent un prêt lié au développement durable à Annapurna Finance, une IMF indienne de premier plan

La Fondation Grameen Crédit Agricole et Crédit Agricole CIB accordent un prêt à terme lié au développement durable (« Sustainability-Linked Loan ») de 350 millions de roupies (4,5 millions d’euros) à Annapurna Finance, une institution financière non bancaire indienne spécialisée dans l’octroi de microcrédits aux populations à faibles revenus. Annapurna Finance est la première institution de microfinance en Inde à signer un Sustainability-Linked Loan.

A travers cette facilité, Annapurna Finance s’engage à renforcer sa contribution environnementale et sociétale, au-delà de l’impact social inhérent à l’activité de microfinance, en promouvant de nouvelles solutions pour financer la transition énergétique et la résilience des populations face au changement climatique, et renforcer l’entrepreneuriat des femmes via la formation.

En ligne avec les recommandations des Sustainability-Linked Loan Principles, les conditions de la transaction intègrent un mécanisme d’indexation de la marge à l’atteinte des objectifs annuels des indicateurs suivants : la capacité photovoltaïque installée par la clientèle micro, petites et moyennes entreprises ; la construction et la modernisation de logements résilients dans les zones cycloniques par la clientèle microfinance ; la participation de la clientèle microfinance à un programme de renforcement des compétences entrepreneuriales pour un public exclusivement féminin.

La Fondation Grameen Crédit Agricole et Crédit Agricole CIB travaillent depuis 2019 à la promotion de l’inclusion financière via le financement d’institutions non bancaires en Inde. Pour cette opération, la Fondation Grameen Crédit Agricole est intervenue en qualité d’arrangeur et de fournisseur de garantie auprès de Crédit Agricole CIB en Inde, qui a accordé ce financement à Annapurna Finance. Par ailleurs, en qualité de Coordinateur ESG, l’équipe Sustainable Banking de Crédit Agricole CIB a conseillé Annapurna Finance dans le cadre de « Banquiers solidaires », un programme de bénévolat de compétences lancé par la Fondation Grameen Crédit Agricole et Crédit Agricole S.A. en faveur d’institutions de microfinance et d’entreprises à impact soutenues par la Fondation.

Eric Campos, délégué général de la Fondation Grameen Crédit Agricole, a déclaré : « Nous sommes heureux d’orienter le financement bancaire vers le secteur de la microfinance et de favoriser l’innovation, en accompagnant notre partenaire Annapurna dans sa volonté de renforcer l’inclusion financière et l’impact social et environnemental. »

Nathalie Sarel, responsable Sustainable Banking pour les PME-ETI au sein de Crédit Agricole CIB, a ajouté : « Ce prêt emblématique liant le financier et l’extra-financier, premier de la sorte accordé à une institution de microfinance, est un message fort qui démontre à nouveau notre capacité à soutenir et encourager tout type  d’institutions dans leurs efforts en matière de lutte contre le changement climatique et en faveur d’une société plus juste et inclusive. Aux côtés de la Fondation Grameen Crédit Agricole, nous sommes très fiers d’avoir accompagné Annapurna dans cette transaction innovante et à fort impact. »

Gobinda Chandra Pattanaik, directeur général d’Annapurna Finance, a affirmé : « L’avenir du prêt responsable consiste à tirer parti des pratiques de durabilité, ce qui nécessite une prise de décisions stratégiques et le recours à des produits plus adaptés sur le plan environnemental et social. Nous sommes convaincus que cette collaboration entre Crédit Agricole et Annapurna aidera les deux organisations à obtenir des résultats positifs en matière de développement durable. »

Dibyajyoti Pattanaik, directeur d’Annapurna Finance, a déclaré : « Nous sommes heureux que le Crédit Agricole soutienne notre démarche visant à intégrer un meilleur système de gestion environnementale et sociale. Depuis deux décennies, Annapurna place le développement durable au cœur de sa stratégie, en ligne avec notre vision de contribuer à des communautés rurales et péri-urbaines autosuffisantes et économiquement fortes. Notre programme We-LEAD, qui vise à développer la fibre entrepreneuriale chez les femmes issues des zones rurales, poursuit la même ambition d’une contribution sociétale positive de notre activité. La conclusion d’un partenariat aussi singulier avec le Crédit Agricole devrait nous aider à atteindre nos objectifs futurs. »

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Paidek bénéficiaire d’une mission d’assistance technique dans le cadre du programme SSNUP

PAIDEK, partenaire de la Fondation Grameen Crédit Agricole depuis 2014, est une institution de microfinance (IMF) créée en 1993 par SOS Faim dont la mission est de contribuer au renforcement du tissu économique et à la redynamisation de l’économie populaire en République Démocratique du Congo, et en particulier dans la région du Kivu (Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema). Pour ce faire, l’institution, qui comptait près de 21 000 emprunteurs actifs à fin juin 2022, dont 51% de femmes, facilite l’accès des populations défavorisées et exclues du système bancaire classique aux services financiers et non financiers par la mise en place d’un instrument financier professionnel et pérenne avec des prêts individuels et de groupe.

Aujourd’hui, PAIDEK opère principalement en zone urbaine (2/3 de ses clients). En dépit de sa volonté de cibler davantage de petits producteurs agricoles en zone rurale, et malgré la baisse du nombre d’emprunteurs actifs en zone urbaine depuis plusieurs années, l’IMF rencontre des difficultés à atteindre cet objectif stratégique en raison de l’éloignement des zones ciblées avec ses agences, rendant difficile l’atteinte de sa cible et posant des enjeux de sécurité liés au transfert d’argent liquide. Pour cela, l’institution souhaite adapter son offre de services, notamment pour offrir un accès à distance à sa clientèle rurale, composée majoritairement de femmes, de jeunes et de petits producteurs.

Afin d’atteindre ses objectifs, PAIDEK va pouvoir bénéficier du programme SSNUP (Smallholder Safety Net Upscaling) coordonné par ADA et pour lequel la Fondation a été retenue comme l’un des investisseurs à impact en charge de sa mise en place. Ce programme vise à accroître la productivité et la résilience des petits exploitants agricoles, en Asie et en Afrique notamment, grâce à une meilleure gestion des risques et à la promotion de pratiques agricoles durables et intelligentes face au climat.

Le présent projet porte sur le développement de canaux digitaux de distribution des produits financiers, adaptés aux besoins et aux contraintes des petits producteurs en zone rurale. L’assistance technique fournie dans le cadre du programme permettra ainsi à PAIDEK de définir les solutions digitales à implémenter pour améliorer la distribution de produits financiers et renforcer sa portée en zone rurale, en particulier auprès des petits producteurs opérant dans les filières café, riz, oignons, tomates, pomme de terre, manioc, maïs ou encore haricots. Ce projet permettra par ailleurs à l’institution d’augmenter sa portée en zone rurale, de réduire ses coûts opérationnels et de limiter les risques liés à la manipulation d’argent liquide.

Pour la Fondation Grameen Crédit Agricole ce projet s’inscrit au cœur d’une de ses priorités stratégiques, à savoir le renforcement des économies rurales. Cette mission d’assistance technique contribue ainsi à renforcer l’impact des financements déjà accordés par la Fondation à PAIDEK.

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Améliorer la résilience des petites entreprises et des petits exploitants : la Fondation organise une formation pour ses partenaires dans le cadre de son offre AT

Les petites entreprises et les petites exploitations agricoles sont particulièrement vulnérables aux risques, notamment le changement climatique et la pandémie de COVID, ainsi qu’à l’exposition au vol, aux incendies et à d’autres menaces. Les institutions financières desservant ce segment de marché se sont historiquement concentrées sur le financement des opérations et de la croissance de ces entreprises. Le moment est cependant propice afin de rééquilibrer l’attention accordée également au rôle protecteur des services financiers.

La transition depuis des services financiers productifs vers des services financiers protecteurs est particulièrement pertinente pour les prestataires de services financiers (PSF) qui peuvent mobiliser l’épargne car ils peuvent offrir un ensemble de services. La distribution de produits d’assurance inclusifs par les PSF est possible car ils sont bien ancrés dans les communautés et ont établi des relations de confiance avec leurs clients. De plus, l’introduction de l’assurance dans leur portefeuille de produits réduit également leur propre l’exposition aux risques : les clients assurés sont moins vulnérables et donc plus susceptibles de rembourser leurs prêts même en cas d’événement défavorable.

Les défis sont cependant nombreux. Offrir de l’assurance à ses clients requiert de nouvelles compétences, telles que la compréhension des risques des clients, la négociation et la gestion des partenariats avec les assureurs et la mise en place de nouvelles stratégies commerciales. En outre, les PSF sont souvent eux même sous-assurés, n’ayant pas une protection suffisante pour leurs propres actifs et leur personnel.

En 2017, la Fondation Grameen Crédit Agricole et l’Organisation Internationale du Travail (OIT) ont mené une enquête auprès des partenaires de la Fondation sur leur implication dans l’assurance inclusive. Sur les 36 PSF qui ont répondu à cette enquête, 69 % proposaient déjà une forme d’assurance. Cependant, à cette époque, la plupart d’entre eux ne proposaient que des produits de base et obligatoires, comme l’assurance solde restant dû, qui offrent des avantages limités pour les clients. Pourtant, 75 % des personnes interrogées étaient intéressées à introduire une assurance inclusive ou à élargir leur offre actuelle. Pour ce faire, cependant, les PSF ont souligné certains de leurs besoins, tels que l’accès au financement, à l’assistance technique et à la formation.

C’est dans ce cadre que la Fondation Grameen Crédit Agricole a organisé une première formation auprès de ses partenaires en septembre 2022, au Bénin. Avec 9 participants originaires de 5 pays, cette première formation, qui s’est tenue sur deux jours, a porté sur la valeur de l’assurance, le renforcement du portefeuille de produit, le renforcement de la structure organisationnelle des IMF, l’amélioration des processus opérationnels et les voies d’amélioration de l’impact dans l’organisation des institutions. L’objectif principal de la formation était de permettre aux institutions partenaires d’acquérir les outils pour concevoir une stratégie globale afin d’apporter des changements à l’offre de micro assurance existante et d’être en mesure d’identifier les moyens d’accroître son efficience tout en améliorant sa valeur et sa contribution à la stratégie commerciale de l’IMF.

Globalement, les institutions bénéficiaires ont apprécié la formation et son contenu et l’on jugée pertinente et adaptée à leurs besoins. Cette formation sera par ailleurs suivie d’actions d’appui parmi lesquelles la veille sur le marché d’Afrique de l’Ouest en matière d’offre en assurance agricole, le partage de bonnes pratiques avec des visites de terrain ponctuelles ou encore la révision des protocoles ou conventions concernant les produits décès emprunteurs.

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Source présentation programme: OIT

La Fondation accorde de nouveaux prêts en Asie centrale et Asie du sud

Au cours du premier semestre 2022, la Fondation a accordé deux nouveaux prêts en Asie Centrale et Asie du Sud, ce qui porte à 11 le nombre de financements réalisés à fin juillet.

Un nouveau prêt en dollars équivalent à 2 millions d’euros a été accordé à l’institution de microfinance Asian Credit Fund (ACF) au Kazakhstan. Partenaire de longue date de la Fondation, ACF est une institution créée en 1997 par l’ONG américaine Mercy Corps et dont la mission est de contribuer à améliorer la qualité de vie des ménages au moyen de produits et services financiers et de développement. Les services financiers d’ACF sont conçus pour promouvoir le développement des ménages ruraux, la croissance des petites entreprises et l’accession à la propriété. L’institution adhère à un modèle de prêt communautaire spécialisé qui offre des solutions financières sur mesure, des conseils commerciaux et une assistance technique à ses clients. A fin juin 2022, ACF comptait 33 856 emprunteurs actifs dont 66% de femmes et 92% de clients vivant en zone rurale.

De même, la Fondation a accordé un prêt en monnaie locale équivalent à 1,3 millions d’euros à l’institution de microfinance indonésienne Coop TLM, une institution créée en 2010 par la Fondation TLM. Coop TLM a pour mission d’offrir aux pauvres, aux micro et petites entreprises indonésiennes les moyens d’améliorer leur niveau de vie. L’institution accorde des prêts selon la méthodologie de groupe. A fin mars 2022, Coop TLM comptait 145 997 emprunteurs actifs dont 99,97% de femmes et 93% en zone rurale, et gérait un portefeuille de 18,7 millions d’euros. Elle intervient dans l’est de Nusa Tenggara (NTT), l’ouest de Nusa Tenggara (NTB), le centre et l’ouest de Sulawesi et à Bali à travers un réseau de 41 agences et 612 employés.

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Publication du Baromètre 2022 de la finance à impact

La deuxième édition du Baromètre de la Finance à Impact, auquel la Fondation Grameen Crédit Agricole a une nouvelle fois contribué, a été lancée lors du Forum Mondial 3Zéro le 5 septembre 2022, en présence de Philippe Guichandut, Directeur du Développement de la Finance à Impact de la Fondation.

Cette publication présente les chiffres clés et tendances de l’investissement à impact et de l’inclusion financière dans le monde. Depuis son apparition au début des années 2000, le secteur jouit en effet d’une dynamique forte et soutenue. Selon les données du Global Impact Investing Network (GIIN) pour l’année 2020, on estime à environ $715 milliards la taille du marché des investissements à impact. A l’heure où nous semblons à peine émerger de la crise du COVID-19, cette dynamique semble loin de s’enrailler.

Quelles sont alors les motivations qui animent ce secteur ? Comment contribuer à sa bonne définition et à la mesure de ses objectifs ? Comment permettre une coordination efficace des différentes initiatives d’impact à l’échelle globale ?

Cette année, dans le cadre de son dossier spécial, le Baromètre de la Finance à Impact interroge les capacités de résilience du secteur de la finance à impact face aux chocs exogènes. Par ce syntagme, on désigne l’ensemble des risques politiques, économiques, climatiques et sociaux qui, se réalisant, contribuent à la déstabilisation du secteur, entraînant des conséquences en chaîne sur l’ensemble des bénéficiaires.

En invitant les structures de l’écosystème de la finance à impact à partager leurs expertises sur les sujets du secteur, cette publication se propose d’apporter sa pierre à l’édifice. Le Baromètre offre ainsi une vision panoramique des différentes formes que peut revêtir la finance à impact, valorise ses réelles capacités opératoires à l’échelle du globe au travers d’exemples concrets, et met en avant des réponses aux problématiques d’inclusion et de financement des transitions sociales et environnementales.

Télécharger le Baromètre en cliquant ici.

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Source : Convergences

 

La Fondation soutient RENACA en assistance technique dans le cadre du programme SSNUP

L’objectif du programme SSNUP (Smallholder Safety Net Upscaling) est d’accroître la productivité et la résilience des petits exploitants agricoles, en Asie, en Afrique et en Amérique Latine, grâce à une meilleure gestion des risques et à la promotion de pratiques agricoles durables et intelligentes face au climat. En plus d’améliorer la sécurité alimentaire et le niveau de vie d’une dizaine de millions de ménages de petits exploitants agricoles, ce programme contribuera aussi au développement des chaînes de valeur agricoles durables.

Étalé sur dix ans, le programme s’appuie sur les connaissances et l’expertise de multiples dispositifs d’assistance technique de fonds d’investissement à impact en vue d’atteindre le plus grand nombre de petits exploitants agricoles.

C’est dans le cadre de ce programme, coordonné par ADA (Luxembourg) et financé par la coopération Suisse, Luxembourgeoise et du Liechtenstein, et pour lequel la Fondation a été retenue comme l’un des investisseurs à impact en charge de sa mise en place, que l’institution de microfinance béninoise RENACA va bénéficier d’une mission d’assistance technique.

Créé en 2005, le Réseau National des Caisses Villageoises d’Epargne et de Crédit Autogérées du Bénin (RENACA-Bénin) qui compte plus de 45 000 emprunteurs dont 59% de femmes, est une institution de microfinance particulièrement engagée dans le financement agricole et la finance verte inclusive. L’institution a déjà réalisé un diagnostic de ses actions en termes de financements agricoles et verts, sensibilisé son personnel et sa gouvernance sur la finance verte et l’agriculture intelligente face au climat et élaboré une liste d’activités exclues du financement ainsi qu’une stratégie environnementale.

Fort des enseignements tirés de ses expériences précédentes, le RENACA souhaite aujourd’hui changer d’échelle et renforcer son autonomie dans le domaine des services non-financiers. A ce titre, l’objectif général du projet qui sera menée dans le cadre du programme SSNUP, consistera à renforcer les capacités du RENACA et créer des équipes de formateurs internes pour autonomiser l’institution dans la création et l’animation de modules de formation sur différentes thématiques telles que l’éducation financière des petits producteurs, les pratiques agricoles durables, rentables et respectueuses de l’environnement pour les petits producteurs ou encore l’analyse des risques et le montage de dossier de crédit agricole.

Ce projet permettra donc de renforcer l’offre non financière de l’IMF à travers des formations dédiées pour les petits producteurs ainsi que l’offre financière, à travers une meilleure analyse des demandes de crédit agricole qui répondront ainsi de manière ciblée aux besoins financiers des petits producteurs. Ce projet permettra aussi d’améliorer la gestion des risques liés au crédit agricole grâce au renforcement des capacités de son personnel, mais aussi de limiter les risques liés à une mauvaise gestion de l’exploitation par les producteurs.

Pour la Fondation Grameen Crédit Agricole, qui travaille avec RENACA depuis 2013, ce projet s’inscrit au cœur d’une de ses priorités stratégiques, à savoir le renforcement des économies rurales. Cette mission d’assistance technique viendra ainsi renforcer l’impact des financements accordés par la Fondation à l’institution depuis le début de leur partenariat.

Pour plus d’informations sur le programme SSNUP, cliquez ici.

La Fondation investit dans la filière cacao durable aux Philippines avec un premier prêt accordé à Kennemer Foods International

Au mois de juillet, la Fondation Grameen Crédit Agricole a accordé un premier prêt à l’entreprise Kennemer Foods International, aux Philippines, pour un montant en USD équivalent à 1,1 million d’euros.

Kennemer Foods International est une entreprise agricole à fort impact social et environnemental, active dans la collecte et la transformation de cacao, bananes, et autres produits agricoles, et le plus grand fournisseur philippin de fèves de cacao sur le marché international. L’entreprise s’approvisionne auprès d’environ 20 000 petits producteurs, en offrant divers services tout au long de la chaîne de valeur : fourniture d’intrants de haute qualité, solutions de préfinancement, garantie du rachat total de la récolte à des prix liés au prix mondial, accès à des solutions de microassurance agricole et formations aux pratiques durables de culture du cacao. Cet accompagnement résulte en une amélioration de la qualité de vie des agriculteurs et un accroissement de leur résilience face aux risques climatiques croissants, tout en maintenant une bonne santé des sols sur le long terme.

Kennemer a créé une institution financière subsidiaire, Agronomika, pour faciliter l’accès des petits producteurs au financement, et plus récemment une autre entité, Kennemer Eco-Solutions, pour lancer une activité de crédits carbone par la protection et la restauration de forêts à Mindanao, dans le Sud de l’archipel.

Selon Vincent Brousseau, Directeur du pôle Financement des Entreprises à Impact à la Fondation Grameen Crédit Agricole, ce partenariat avec Kennemer préfigure les ambitions 2025 du nouveau plan à moyen terme de la Fondation. La Fondation cherchera à s’associer à des acteurs locaux positionnés au carrefour de l’inclusion sociale et financière des communautés rurales, et des enjeux climatiques et de lutte contre la perte de biodiversité.

Pour Simon Bakker, PDG de Kennemer Foods, ce partenariat avec la Fondation Grameen Crédit Agricole représente une initiative stratégique avec une organisation aux objectifs similaires. La mission de Grameen Crédit Agricole de lutter contre la pauvreté par l’inclusion financière et le développement rural correspond parfaitement à la propre mission de Kennemer.

Avec ce nouvel investissement, la Fondation relance son activité dans le domaine du financement des entreprises à impact. Elle compte à ce jour 8 partenaires entreprises à impact, notamment dans le secteur agricole qui représente 64% de ses financements.

Carnet de voyage d’un Banquier Solidaire au Sénégal

Lancé par la Fondation Grameen Crédit Agricole et Crédit Agricole S.A. en 2018, Banquiers Solidaires est un programme de volontariat de compétences ouvert à tous les collaborateurs du groupe Crédit Agricole en faveur d’institutions de microfinance et d’entreprises à impact soutenues par la Fondation. Découvrez la tribune de Stéphane Frénéat, Banquier Solidaire d’UNEXO qui est parti au Sénégal accompagner La Laiterie du Berger, entreprise sociale dont la Fondation est actionnaire.

Banquier Solidaire…une aventure professionnelle et personnelle incroyable de richesses !

La Fondation Grameen Crédit Agricole est partenaire depuis 2010 de la Laiterie du Berger (LDB), entreprise sociale basée au Sénégal (Dakar et Richard Toll), crée en 2006 par Bagoré Bathily. LDB lutte contre la pauvreté en construisant une filière laitière locale (de la production à la distribution) en harmonie avec l’environnement, et en favorisant ainsi une alimentation saine pour le plus grand nombre. Elle déploie un programme de formation spécifique autour du concept de «ferme école», situé à Richard Toll (frontière Mauritanienne), proche de l’usine de production. Cette formation permet à de nombreuses jeunes villageoises Peules d’accéder au métier d’éleveur et ainsi d’avoir un revenu tiré du lait qu’elles produisent et revendent à la Laiterie. Elles acquièrent, donc, entre autres, une autonomie financière.

La mission proposée résidait dans l’accompagnement de la Laiterie du Berger et de son dirigeant dans la (i) structuration des financements (mix fonds propres, dette privée, publique, financement hybride.) et (ii) dans la réflexion sur la gouvernance à mettre en place afin d’assurer le développement de l’entreprise et sa pérennité.

Le profil recherché et le contenu de la mission pouvait correspondre en tous points à mes compétences professionnelles, mon expérience, ma passion pour les voyages et la découverte d’autres cultures. Elle me permettait d’allier mon métier avec mes valeurs et une certaine quête de sens…la « Finance » au service de la solidarité et du partage.

C’est donc tout naturellement que j’ai proposé ma candidature à la Fondation, avec le soutien de ma direction et d’UNEXO. Dès validation nous avons immédiatement préparé la mission avec les équipes de la Fondation et Bagoré. Tous ensemble nous avons « reformulé » les objectifs de la mission et son planning. Bagoré et la Fondation m’ont adressé l’ensemble des éléments nécessaires afin que je puisse prendre connaissance du plan stratégique de la Laiterie et de ses enjeux économiques et financiers.

Préalablement au déplacement, la phase de préparation est essentielle. Elle permet de bien valider les attentes de tous, de clarifier les objectifs, la démarche et les livrables attendus. Ainsi, sur proposition de Bagoré en collaboration avec les équipes de la Fondation, nous avons élaboré mon planning de travail pour l’ensemble de mon séjour : les interlocuteurs à rencontrer, les sites à visiter, les séances de travail et de restitution, 10 jours c’est très (trop) court…

Envol pour Dakar et Richard Toll

Le grand jour arrive ! Je m’envole, heureux et excité à l’idée de passer 12 jours sur le terrain, au Sénégal ! Je partais pour une mission en ligne avec mes compétences et connaissances en matière de Finance d’entreprise mais, sans connaissances spécifiques du secteur de la microfinance et des entreprises à impact, dans une structure et un contexte culturel différents de mon quotidien.

Accueilli par Bagoré dès mon arrivée, l’aventure commence ! Installé non loin du siège dakarois de la Laiterie, je prépare cette semaine dense de rencontres et de séances de travail avec les équipes de LDB basées dans la capitale.

Après un week-end consacré à rencontrer les actionnaires familiaux de la Laiterie afin de m’imprégner du contexte actionnarial de l’entreprise, Ortence, assistante de Direction, Jean qui me conduira tout au long de la mission et Bagoré m’accueillent au siège de LDB pour débuter notre semaine de rencontres avec les différents managers. L’objectif est de m’immerger dans l’entreprise afin de bien comprendre les enjeux et la stratégie de développement :

  • Ouakam me fera découvrir in situ, les deux canaux de distribution des produits « Dolima » (marque commerciale des produits LDB) à savoir la GMS et quelques-unes des 22.000 échoppes du secteur « informel » !
  • Bakary me fera découvrir à Tiès, un des « hubs » logistiques de l’entreprise, le vrai défi organisationnel et financier pour La Laiterie (respect de la chaine du froid dans un pays tropical, gestion des encaissements…) ;
  • Momar me présentera les plans de la nouvelle usine à construire, les enjeux techniques, organisationnels et financiers d’un tel projet au Sénégal ;
  • Emma me partagera les multiples enjeux financiers que doit relever l’entreprise pour financer son exploitation au quotidien et trouver des financements adéquats pour les différents projets en cours dans un pays où le secteur bancaire et financier ne fonctionne pas à l’identique de celui que nous connaissons ici en Europe ;
  • Arona me fera visiter l’usine basée à Richard Toll. Nous irons à la rencontre de jeunes villageoises Peules, élèves du programme de formation au métier d’éleveur initié par la Laiterie et futures « entrepreneuses » fournisseur de lait frais à la Laiterie. Des instants de partage et d’émotions inoubliables à l’heure de la rupture du jeun (nous étions en période de ramadan) avec ces jeunes filles incroyables de courage et d’énergie ! des rires, des sourires…un choc des cultures !

De retour à Dakar et fort d’une vision précise de l’entreprise et de ses enjeux, notamment financiers, j’ai consacré les deux derniers jours à échanger avec Bagoré et Emma sur les deux thèmes de ma mission (structuration des financements et gouvernance) et à la rédaction des premiers drafts de livrables (tables de capitalisation, modèle de gouvernance, plan de financement…) qui seront ajustés lors de mon retour en France puis partagés avec l’équipe de la Fondation et Bagoré…

Je suis revenu à Nantes, heureux d’avoir vécu cette expérience. Cette mission m’a énormément apporté, notamment sur le plan humain ; j’ai pu découvrir une autre culture, avoir des échanges enrichissants et rencontrer des personnes inspirantes. C’est, certes, un investissement important en termes de temps et de charge de travail, mais la mission en vaut vraiment la peine. Je garderai éternellement au fond de moi les rires et les sourires des élèves de la ferme école de Richard Toll, leurs sens de l’accueil, et l’immense espoir qu’elles incarnent pour les générations futures de ce beau pays qu’est le Sénégal.

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Mes remerciements à Eric Campos, Vincent Brousseau, Céline Hyon-Naudin, Aurélie Béchara et Maria-Teresa Calvo de la Fondation Grameen Crédit Agricole pour l’appui tout au long de la mission et la confiance qu’ils m’ont accordée. Un immense merci à Bagoré, Jean, Ortence, Emma et toute l’équipe de la Laiterie pour leur accueil chaleureux, à Arona pour m’avoir fait découvrir St Louis, Djoudj, Richard Toll et la ferme école, à Florence Pelletier, Aurélie Cacciotti et Christian Bodenes de Crédit Agricole SA et à Jean-Luc Creach, Directeur Général d’UNEXO sans qui je n’aurais pas pu vivre cette expérience.

La Fondation continue de développer son activité en Afrique subsaharienne

La Fondation Grameen Crédit Agricole continue de consolider son positionnement en Afrique subsaharienne avec l’octroi de trois nouveaux prêts dont deux en République Démocratique du Congo auprès de deux nouveaux partenaires.

Au Bénin, la Fondation a accordé un nouveau prêt à l’institution de microfinance COMUBA, pour un montant en monnaie locale équivalent à 915 000 euros. COMUBApartenaire de la Fondation depuis 2015, est une institution créée en 2000 par un groupe de maraîchers qui n’ont pas pu financer leurs activités par le biais du secteur financier traditionnel. L’institution offre des services financiers et non financiers par le biais de prêts de groupe notamment et contribue à l’amélioration du bien être des femmes à faibles revenus. A ce jour l’institution compte plus de 45 000 clients dont 91% de femmes.

En République Démocratique du Congo, la Fondation a accordé un premier prêt à la Société de Microfinance GUILGAL (SM Guilgal), pour un montant en dollars équivalent à 950 000 euros. SM Guilgal a pour mission de fournir des services financiers et non financiers aux personnes morales et physiques à faible revenu, spécialement les petits commerçants, les jeunes porteurs de projets bancables et les paysans (groupés ou non coopératives) afin de contribuer significativement et durablement à l’amélioration de leurs conditions de vie, tout en préservant l’environnement. L’institution sert près de 8 000 emprunteurs dont 54% sont des femmes.

Toujours en République Démocratique du Congo, la Fondation a également accordé un premier prêt à l’institution de microfinance SMICO pour un montant en dollars équivalent à 970 000 euros. SMICO est une institution créée en 2010 avec pour mission de devenir une institution de microfinance de référence qui offre des solutions rapides et adaptées aux besoins des populations locales pour leur permettre de développer des activités génératrices de revenus. L’institution accorde des prêts selon les méthodologies individuelles et de groupe à plus de 7 000 emprunteurs dont 52 % de femmes et opère dans les zones urbaines de l’Est de la RDC à travers un réseau de 7 agences et 94 employés.

Avec ces deux nouveaux partenaires, la Fondation travaille aujourd’hui avec quatre institutions de microfinance en RDC. A fin juillet, la Fondation compte 77 partenaires dont 52% en Afrique subsaharienne, ce qui représente 32% de son portefeuille sous gestion.

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