La finance inclusive à Harvard Business School

Par Hélène Keraudren Baube, Fondation Grameen Crédit Agricole

© Harvard Business School

Dirigé par Harvard Business School et ACCION, le Programme sur le Leadership Stratégique en Finance Inclusive est un cours intensif de 5 jours conçu afin de réfléchir aux progrès et aux défis du secteur. Cette année, Hélène Keraudren-Baube, Directrice Administrative et Financière de la Fondation Grameen Creédit Agricole a eu l’opportunité de participer grâce à une bourse accordée par InFiNe Luxembourg. Voici un coup de projecteur sur cette semaine en immersion.

Nous étions une soixantaine de participants, issus de tous les continents et surtout d’horizons variés : praticiens de la microfinance, investisseurs et bailleurs de fonds, prestataires de services financiers, régulateurs… Le programme est articulé autour d’une série d’études de cas et de discussions guidées, avec une très large place faite à la finance digitale – une thématique devenue aujourd’hui incontournable pour les institutions de microfinance.

Jour 1 : L’inclusion financière en question

Notre première session de travail a visé à introduire le thème de l’inclusion financière avec des études de cas sur les partenariats public-privé portés par Mastercard en Afrique du Sud et au Nigeria. Mastercard a introduit ses cartes dans des programmes gouvernementaux pour, dans le cas sud-africain, aider à dématérialiser le versement des prestations gouvernementales, et dans celui nigérian, fournir des pièces d’identité aux personnes qui ne les avaient pas. Toutefois, en Afrique du Sud, la plupart des clients continuent de préférer l’argent liquide et ne trouvent aucun avantage réel à avoir une carte. Au Nigeria, très peu de gens ont cherché à obtenir les cartes d’identité, car le processus d’obtention était assez lourd et fastidieux. Nous en venons ainsi à constater que pousser la technologie ne mène pas à l’inclusion financière : pour que l’inclusion soit efficace, les solutions doivent être adaptées aux utilisateurs finaux.

Jour 2 : Les mutations du secteur de la microfinance

Notre deuxième journée de travail a porté sur les changements que nous observons dans le secteur traditionnel de la microfinance. Sur certains marchés, comme au Pérou, nous assistons à une évolution vers des fusions et acquisitions entre institutions de microfinance. Sur d’autres, à l’instar de la Bolivie, nous voyons des institutions de microfinance qui doivent s’adapter à des changements réglementaires. Plus récemment, nous voyons l’arrivée de la numérisation comme un nouveau phénomène auquel les IMF doivent s’adapter : comment la technologie affecte-t-elle les processus internes, la distribution des produits, les paiements, le ‘credit scoring’ ? Une discussion intéressante qui a également soulevé d’autres questions : les besoins du client sont-ils toujours prioritaires ? L’interaction avec le client est-elle préservée ?

Jour 3 : Quelles perspectives pour les fintechs ?

Nous avons poursuivi notre formation avec une autre série de cas sur l’arrivée des Fintechs dans le paysage. Nous avons étudié un système indien, où des fournisseurs de paiements mobiles croissent tant que ceux-ci ont remplacé l’argent comptant dans de nombreuses transactions quotidiennes. Le corollaire est que, ce faisant, ces opérateurs collectent des masses de données sur leurs clients, nous amenant à nous questionner : si la création d’une empreinte numérique peut sembler une bonne chose, comment assurer une utilisation et un traitement responsables des données des clients ? En Chine, nous avons examiné une plateforme peer-to-peer créée pour permettre à des individuels de financer des micro-entrepreneurs. La plateforme a réussi à se développer très rapidement et à atteindre des millions de personnes, allant bien plus loin que son modèle initial. Comment réglementer de telles plateformes, qui se sont multipliées en Chine au cours des dernières années ?

Les Fintechs apparaissent donc comme des perturbateurs de la finance inclusive, car ils créent des opportunités inédites. Ils changent l’écosystème et sont capables d’évoluer rapidement, mais si nous voulons que les Fintechs fassent partie de l’inclusion financière, nous devons placer les clients au centre de nos préoccupations.

Le rapport détaillé d’Hélène Keraudren Baube est disponible sur le site InFiNe Luxembourg.

[Webinaire] Quelles rentabilités pour la microfinance ?

© Didier Gentilhomme

Le 9 avril dernier, Philippe Guichandut, Directeur Développement de la Finance inclusive à la Fondation Grameen Crédit Agricole, a participé au webinaire organisé par Convergences et FinDev Gateway. Ce webinaire avait pour objectif de réfléchir aux rentabilités de la microfinance autour de trois problématiques : Pourquoi investir en microfinance ? Entre rentabilité financière et performance sociale, quel équilibre ? Comment développer un modèle économique pour réconcilier la double rentabilité ?

Bien qu’étant une exigence indispensable, la notion de rentabilité est pourtant complexe à appréhender dans un secteur comme celui de la microfinance dont la raison d’être est l’impact social. Ainsi, la microfinance doit-elle nécessairement être rentable ? Si oui, peut-elle l’être en restant socialement responsable ? Peut-elle rester fidèle à ses aspirations et contribuer, par l’inclusion financière, à la sortie de la pauvreté de 1,7 milliard de personnes n’ayant pas accès aux services bancaires à travers le monde ? Entre taux d’intérêt raisonnables et rentabilité suffisante, quel équilibre pour les institutions de microfinance? Quelles ressources pour financer le développement du secteur de la microfinance ?

C’est ce à quoi ont tenté de répondre les différents conférenciers invités. Aux côtés de Philippe Guichandut étaient également présents Gabriela Erice Garcia, Chargée de microfinance senior à la Plateforme Européenne de la Microfinance (e-MFP) et Frédéric Mille, Directeur des Investissements chez Advans International.

La Fondation et la BEI s’associent en faveur de la microfinance en Afrique

© FGCA

Le 1er avril, la Fondation Grameen Crédit Agricole et la Banque Européenne d’Investissement (BEI) ont organisé à Paris une table ronde sur le thème du développement des économies rurales et du renforcement de la microfinance en Afrique par la BEI. Un objectif commun a été affiché par les représentants des deux institutions : celui de la promotion d’une économie plus durable et inclusive.

Faisant suite à l’octroi par la BEI à la Fondation d’un prêt de 12 millions d’euros équivalents en Francs CFA pour soutenir la microfinance en Afrique de l’Ouest, cette table ronde a également été l’occasion de discuter des enjeux liés au développement des zones rurales en Afrique. Plusieurs invités se sont ainsi réunis pour discuter microfinance rurale, agriculture, genre et changement climatique.

Pour la Fondation, la reconnaissance d’une expertise en microfinance

Comme l’a rappelé dans son discours d’ouverture Jérôme Brunel, administrateur de la Fondation et Secrétaire Général de Crédit Agricole S.A., la Fondation a prêté en l’espace de 10 ans plus de 4 fois son capital, soit 200 millions d’euros de financements, pour une présence dans une trentaine de pays et plus de 100 partenaires soutenus depuis 2008. A fin 2018, la Fondation enregistrait un montant d’encours de 76 millions d’euros et soutenait 75 partenaires dans 35 pays. Après d’excellents résultats en 2018, ce nouveau financement va donc permettre à la Fondation d’élargir son action en Afrique dans le domaine de la microfinance et du soutien à l’entrepreneuriat social. « Avec ce financement accordé à la Fondation Grameen Crédit Agricole, la Banque européenne d’investissement confirme son engagement en faveur de l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest aux côtés d’un acteur engagé qui vient de célébrer ses 10 ans d’existence », a déclaré Ambroise Fayolle, Vice-président de la BEI.

Mamadou Lamine Gueye, Directeur général de Caurie Microfinance, institution de microfinance sénégalaise partenaire de la Fondation et bénéficiaire du prêt de la BEI, et Soukeyna Ndiaye Bâ, Directrice générale de la Fondation INAFI International et administratrice de la Fondation, ont quant à eux évoqué l’importance des intermédiaires tels que la Fondation Grameen Crédit Agricole, dont le positionnement permet de financer des petites institutions de microfinance qui ne le seraient pas autrement car non éligibles aux financements octroyés par les gros bailleurs de fonds. Tous deux se sont accordés pour reconnaître le rôle de la Fondation et des autres bailleurs dans le développement du secteur de la microfinance sur le continent, permettant ainsi d’offrir des perspectives à la jeunesse africaine.

Deux institutions ont d’ores et déjà bénéficié du prêt accordé par la BEI à la Fondation: Caurie Microfinance dont la mission est l’autonomisation sociale et économique des microentrepreneurs pauvres au Sénégal, principalement des femmes ; et PAMF BF qui propose des microcrédits pour financer des activités agricoles et économiques telles que le maraîchage ou la production de céréales au Burkina Faso. Ces deux institutions représentent à elles seules plus de 110 000 emprunteurs actifs, dont 79,87% de femmes.

L’Afrique, une cible prioritaire pour la Fondation

L’Afrique subsaharienne concentre environ 30% des financements de la Fondation. Celle-ci y oriente son action en faveur des populations rurales, avec pour objectif de renforcer la résilience du secteur agricole. « La Fondation Grameen Crédit Agricole est aujourd’hui présente dans une douzaine de pays africains », a souligné Jean-Marie Sander, Président de la Fondation. Pour Eric Campos, Délégué général de la Fondation, « travailler sur l’agriculture, c’est travailler sur l’avenir de l’Afrique. Il faut libérer le développement de produits adaptés au monde rural : aujourd’hui, l’agriculture représente 60% de la force de travail du continent. Or les agriculteurs représentent seulement 3% des exposants des banques ! »

Dans la lignée de l’action entreprise par la Fondation, la microfinance constitue un pilier fondamental à la création de valeur en Afrique. C’est aussi ce qu’ont constaté sur le terrain deux de nos intervenantes, Flora Helard et Mathilde Thonon, étudiantes à Sciences Po Paris et co-fondatrices d’In-Venture, qui sont parties un an en Afrique de l’Ouest et en Asie du Sud-Est à la rencontre de ceux qui trouvent dans la finance des solutions aux problèmes sociaux et environnementaux de leur communauté. Elles ont notamment rencontré deux IMF partenaires de la Fondation au Bénin : RENACA et ACFB. Leur enthousiasme reflète les performances d’un secteur dynamique qui attire les jeunes entrepreneurs de demain.

La Fondation réalise cinq investissements en Afrique

© Didier Gentilhomme

Au cours du premier trimestre 2019, la Fondation Grameen Crédit Agricole a intensifié sa présence auprès de ses partenaires africains avec l’octroi de 5 nouveaux financements, notamment sous la forme de prêts senior. A fin mars 2019, compte 40 partenaires en Afrique Subsaharienne, ce qui représente 42% de l’encourt total.

La Fondation a ainsi accordé, dans le cadre du programme de la Facilité Africaine, un prêt en monnaie locale équivalent à 800 000 euros à l’institution de microfinance Eclof Kenya qui propose des services financiers et non financiers aux micro, petites et moyennes entreprises du pays, tout en favorisant activement l’épargne. A ce jour, l’institution qui finance 58% de femmes, compte plus de 30 000 clients, à 60% en zone rurale.

Toujours en Afrique de l’Est, la Fondation a également accordé un nouveau prêt d’un montant en monnaie locale équivalent à 1 million d’euros à UGAFODE, une institution de microfinance ougandaise dont la mission principale est d’offrir à ses clients des services financiers primaires abordables. L’institution compte à ce jour 17 300 clients dont près de 20% de femmes et environ 80% de clients ruraux.

En Afrique de l’ouest, la Fondation a accordé un nouveau prêt à l’institution de microfinance togolaise Coopec Sifa pour un montant de 305 000 euros en monnaie locale. Coopec Sifa, qui est financée dans le cadre de la Facilité Africaine, est une institution de microfinance qui propose des petits prêts à ses près de 38 000 clients, principalement des femmes (86%) dans le nord du pays.

Par ailleurs, ACEP Burkina s’est également vue accorder un nouveau prêt d’un montant de 2,3 millions d’euros en francs CFA. Cette institution de microfinance, partenaire de la Fondation depuis 2016, est spécialisée dans le financement des microentreprises et des toutes petites entreprises dans les centres urbains et proches banlieues. Elle compte à ce jour 12 300 clients dont 20% de femmes.

Pour finir, au Sénégal, la Fondation a renforcé son partenariat avec la Laiterie du Berger dont elle est actionnaire depuis 2010, avec l’octroi d’un prêt sous forme de compte courant d’actionnaires, pour un montant en francs CFA équivalent à 229 000 euros. La Laiterie du Berger est une entreprise sociale qui valorise le lait collecté auprès des éleveurs peuls, au Nord du pays, en le transformant en yaourts et autres produits laitiers vendus sous la marque Dolima.

Pour en savoir plus sur les partenaires de la Fondation, cliquez ici.

La BEI accorde un prêt de 12 millions € à la Fondation Grameen Crédit Agricole

© BEI

La Fondation Grameen Crédit Agricole a reçu un prêt de la Banque européenne d’investissement (BEI) de 12 million € équivalent en Francs CFA pour soutenir le développement de la microfinance en Afrique de l’Ouest. Ce financement en devise locale est une véritable reconnaissance pour la Fondation qui va pouvoir accroître sa présence en Afrique.

La BEI, un acteur engagé pour la microfinance

La BEI a une longue expérience dans le développement de la microfinance. Avec plus de 1,3 milliard € engagé depuis les premières opérations de microfinance en 1992, elle soutient des institutions de microfinance et d’autres acteurs du secteur qui promeuvent une finance inclusive et responsable. Dans le cadre de l’Accord de Cotonou signé en 2000 entre l’Union européenne et le groupe des pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), la BEI a lancé une facilité d’investissement en microfinance pour promouvoir le secteur privé et lutter contre la pauvreté dans les pays d’Afrique de l’Ouest. C’est dans le cadre de ce programme qu’un prêt de 12 millions € équivalent en Francs CFA a été accordé à la Fondation Grameen Crédit Agricole.

La Fondation, un expert du secteur

Investisseur, financeur, coordinateur d’assistance technique et conseiller de fonds, la Fondation soutient depuis 10 ans des institutions de microfinance et social business partout dans le monde. Dix ans après, ce sont plus de 200 millions d’euros de financements, une présence dans une trentaine de pays et plus de 100 partenaires soutenus depuis l’origine. En 2018, 73 millions € d’encours ont été suivis par la Fondation et 75 partenaires ont été accompagnés dans 35 pays. Après ses bons résultats en 2018, ce nouveau financement permettra à la Fondation d’élargir son action en Afrique autour de la microfinance et le soutien à l’entrepreneuriat social.

Avec plus de 30% de financements en Afrique subsaharienne, la Fondation se positionne comme un acteur engagé dans la lutte contre la pauvreté dans le continent. Elle oriente son action en direction des populations rurales pour soutenir l’inclusion financière et renforcer la résilience du secteur agricole. Cette alliance entre la BEI et la Fondation répond à un objectif commun : financer et promouvoir une économie plus durable et inclusive, dans le droit fil de l’Agenda mondial de développement d’ici 2030. En octroyant ce financement en Francs CFA, la BEI permet à la Fondation de continuer d’appuyer ses partenaires en Afrique de l’Ouest avec des prêts en devise locale.

Des projets déjà porteurs

Deux institutions vont d’ores et déjà bénéficier de ce soutien conjoint : CAURIE MICROFINANCE, au Sénégal, qui vient contribuer de manière durable à l’autonomisation sociale et économique des micro-entrepreneurs pauvres, principalement des femmes, PAM BF, au Burkina Faso qui octroie des microcrédits pour financer des activités agricoles et économiques, telles que le maraîchage ou la production de céréales. Ces deux institutions ont à elles deux près de 100 000 emprunteurs actifs.

 » Avec ce financement, la Banque européenne d’investissement confirme son engagement en faveur de l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest aux côtés d’un acteur engagé qui vient de célébrer ses 10 ans d’existence », a expliqué Ambroise Fayolle, Vice-président de la BEI. « La capacité à financer cette opération en monnaie locale est un élément clé pour pouvoir atteindre les populations les plus fragiles sans faire peser le risque de change sur les institutions de microfinance. Nous soutenons particulièrement la Fondation Grameen Crédit Agricole sur sa démarche en faveur de l’emploi des femmes. Ce sont ces valeurs portées par l’Europe que nous soutenons aujourd’hui.  »

 » Le prêt de la BEI nous permet de démultiplier l’action de la Fondation qui concentre plus d’un tiers de ses financements en Afrique subsaharienne et est présente dans une douzaine des pays africains. L’Afrique continuera d’être une cible prioritaire pour la Fondation qui concentrera d’ici 2022 plus de 30% de ses financements dans le continent. Merci à la BEI de faire partie de l’aventure humaine et entrepreneuriale que le Crédit Agricole et le Professeur Yunus ont commencé il y a 10 ans. « , a déclaré Jean-Marie Sander, Président de la Fondation Grameen Crédit Agricole.

Philippe Guichandut est intervenu à la Banque de France

©Philippe Lissac / Godong

Du 11 au 15 mars dernier, la Banque de France organisait le séminaire « Protection du consommateur, inclusion et éducation financières ». Ce séminaire avait pour objectif de mettre en avant les missions assurées par une banque centrale en matière de protection du consommateur de services financiers, d’inclusion et d’éducation financières. Ces missions visent à améliorer l’information du consommateur, à lui apporter une assistance en cas de difficultés, ou à prévenir ces dernières ou y remédier. Généralement exercées en application de textes législatifs et réglementaires spécifiques à chaque pays, ces activités ont été comparées avec l’approche adoptée dans ce domaine par d’autres banques centrales.

Les thèmes abordés ont été les suivants :

– Le contrôle des pratiques commerciales des banques et compagnies d’assurance,
– Présentation générale du rôle de la Banque de France dans le domaine des relations entre les particuliers et la sphère financière et les dispositions légales de protection,
– L’organisation des relations entre secteur bancaire et organisations de consommateurs,
– Les fichiers d’intérêt général gérés par la Banque de France et concernant les particuliers,
– L’information du public et la médiation bancaire en France,
– Le traitement du surendettement des ménages,
– Inclusion financière et éducation financière.

Des tables rondes ont été organisées afin de permettre des échanges d’informations et d’expériences entre les participants, notamment au travers de courtes présentations de leur problématique nationale. C’est ainsi que Philippe Guichandut, Directeur Développement de la Finance Inclusive à la Fondation Grameen Crédit Agricole, a été invité à intervenir et à présenter l’action de la Fondation, avant d’échanger avec les autres invités sur leurs meilleures pratiques.

AMK Microfinance reçoit le Truelift Leader Milestone

© Philippe Lissac

Truelift a reconnu la performance en faveur des pauvres d’AMK Microfinance Institution Plc, partenaire de la Fondation Grameen Crédit Agricole au Cambodge, au Leader Milestone. Cela porte à 33 le nombre de prestataires de services financiers reconnus le long du parcours Truelift Pro-Poor Pathway et à sept le nombre reconnu au Leader Milestone, le plus avancé des quatre jalons. Le point commun de toutes les institutions récompensées est leur engagement à répondre aux besoins des personnes vivant dans la pauvreté. Leur degré d’adhésion aux trois principes en faveur des pauvres montre à quel point ces institutions ont progressé sur la voie d’une gestion totalement dédiée à l’aide des pauvres.

AMK a démarrée en tant qiue programme de Concern Worldwide dans les années 1990 avant de devenir une institution de microfinance à part entière en 2004. L’institution propose des prêts de groupe (banque villageoise) et individuels, des services d’épargne, de transferts d’argent, de la microassurance santé, des services de paiement et de paie, des services de change et de transferts de fonds internationaux. Elle emploie plus de 2 700 personnes dans 150 bureaux et travaille avec plus de 3 700 agents indépendants à travers le pays. AMK compte plus de 840 000 clients pour avec un portefeuille de prêts de plus de 247 millions de dollars et des dépôts de plus de 146 millions de dollars, ce qui en fait l’une des principales institutions de microfinance au Cambodge.

Depuis plus de 15 ans, AMK n’a cessé de se développer en se concentrant sur le développement de ses produits et services financiers et en investissant dans de nouvelles technologies afin de répondre à la demande des clients. Dans le même temps, AMK est resté fidèle à ses objectifs sociaux, en particulier la réduction de la pauvreté, comme en témoignent les résultats de l’évaluation Truelift réalisée en novembre 2018 par M-CRIL. Grâce à l’offre de services de microfinance appropriés et viables au cours des 15 dernières années, AMK a aidé ses clients et leurs familles, en particulier ceux qui vivent dans des régions reculées, à réaliser des changements positifs importants.

Pour développer les économies rurales, la BEI renforce la microfinance en Afrique

© Didier Gentilhomme

Le 1er avril prochain, de 9h à 11h, la Fondation Grameen Crédit Agricole et la Banque Européenne d’Investissement (BEI) organisent à Paris une conférence autour du thème du développement des économies rurales et du renforcement de la microfinance en Afrique par al BEI.

Jérôme Brunel, Secrétaire général de Crédit Agricole SA, Administrateur de la Fondation Grameen Crédit Agricole et Ambroise Fayolle, Vice-président de la BEI, prononceront les mots d’ouverture. Autour de la table, Eric Campos, Délégué général de la Fondation et Directeur RSE de Crédit Agricole SA, Soukeyna Ndiaye Bâ, Directrice générale de la Fondation INAFI International et Administratrice de la Fondation, et Mamadou Lamine Gueye, Directeur général de Caurie, institution de microfinance sénégalaise soutenue par la Fondation. Jean-Marie Sander, Président de la Fondation Grameen Crédit Agricole, prononcera le mot de clôture.

Les participants échangeront sur trois thématiques : Le développement des zones rurales en Afrique, une absolue nécessité ? Microfinance rurale en Afrique : quels opportunités ?Microfinance, genre et changement climatique : les destins sont-ils liés ?

Pour participer, contactez : carolina.herrera@credit-agricole-sa.fr

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Créée en 2008, sous l’impulsion conjointe des dirigeants de Crédit Agricole S.A. et du Professeur Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006 et fondateur de la Grameen Bank, la Fondation Grameen Crédit Agricole SA est un opérateur multi-métiers qui contribue à la lutte contre la pauvreté par l’inclusion financière et l’entrepreneuriat à impact social. Investisseur, prêteur, coordinateur d’assistance technique et conseiller de Fonds, la Fondation soutient des institutions de microfinance et entreprises sociales dans près de 40 pays.

Le Crédit Agricole lance un fonds en faveur de la microfinance rurale

En partenariat avec CA Indosuez Wealth (Asset Management) et CACEIS Bank, Luxembourg Branch, la Fondation Grameen Crédit Agricole a lancé un fonds d’investissement à impact social permettant aux entités et Caisses Régionales du groupe Crédit Agricole d’investir dans le financement des institutions de microfinance en milieu rural.

La Fondation renforce ainsi son soutien aux institutions qui interviennent dans les pays émergents au profit des populations traditionnellement exclues du secteur bancaire et plus spécialement au profit des femmes, qui constituent l’essentiel de la clientèle de ces institutions. Le bénéfice est double : un objectif de rentabilité positive et un impact en termes de financements d’activités génératrices de revenus. Deux prêts à des institutions de microfinance en Afrique subsaharienne ont été octroyés grâce aux fonds levés. Un rapport de suivi trimestriel sera adressé aux investisseurs. Ce fonds bénéficiera prochainement du Label Luxflag (promotion du financement d’investissements durables et responsables).

Cette première opération de ce type, lancée par le Groupe Crédit Agricole, est un beau succès !

Les Caisses Régionales et les entités de Crédit Agricole SA ont pour la première fois l’opportunité d’intégrer un dispositif dédié exclusivement à des investissements en microfinance à l’international et structuré au sein du groupe Crédit Agricole. La première levée de fonds, clôturée le 28 septembre 2018, a confirmé la participation de 13 Caisses Régionales (Alsace-Vosges, Centre-est, Centre-France, Champagne-Bourgogne, Franche-Comté, Ille-et-Vilaine, Languedoc, Loire-Haute Loire, Martinique-Guyane, Normandie-Seine, Réunion, Savoie et Sud Rhône Alpes) –ce qui représente déjà 1/3 des Caisses Régionales– et d’Amundi pour un montant de proche de 6 millions d’euros.

La seconde levée de fonds, clôturé le 31 décembre, a confirmé la participation de deux Caisses Régionales (Charente-Périgord et Provence Côte d’Azur) ainsi que celle de Crédit Agricole Assurances pour un montant total proche de 8 millions d’euros.

La Fondation Grameen Crédit Agricole – 10 ans de soutien à la microfinance et à l’entrepreneuriat social

La Fondation Grameen Crédit Agricole a été créée en 2008 par le Crédit Agricole et la Fondation Grameen du Professeur Yunus, prix Nobel de la Paix. Intervenant dans 33 pays, dont près de la moitié sont les plus pauvres du monde, la Fondation est un opérateur engagé dans la lutte contre la pauvreté et la promotion de l’inclusion financière. En 10 ans, la Fondation a octroyé plus de 215 millions d’euros de financements. Aux côtés du groupe Crédit Agricole, la Fondation développe de nouveaux instruments visant à accroître sa capacité de financement et à renforcer son impact.

La Fondation est fière de travailler aux côtés des entités de Crédit Agricole SA et des Caisses Régionales du Groupe pour renforcer son action en faveur de l’inclusion financière et du financement des économies rurales.

Pour plus d’information :
pascal.webanck@credit-agricole-sa.fr
carolina.herrera@credit-agricole-sa.fr

En 2018 la Fondation a investi 3,7 M € en Afrique de l’Est

Elle a ainsi financé deux partenaires au Kenya : BIMAS, avec un prêt de 500 000 euros, et VERT Ltd avec un prêt de 440 000 euros. BIMAS est un programme de développement de microentreprises (MED-P) mis en place en 1992 sous l’égide de PLAN Embu. Son objectif est de contribuer à une croissance soutenue de l’économie et de l’emploi dans le secteur rural, ce qui se traduira par une amélioration du bien-être social et un accroissement des revenus de la population rurale au Kenya. A ce jour, BIMAS compte plus de 18 500 clients dont 66,5% de femmes. VERT Ltd. Pour sa part est une entreprise spécialisée dans l’exportation de fruits et légumes frais. L’entreprise, créée en 2000, a adapté, au fil des ans, son modèle économique afin de mieux répondre aux spécificités du marché européen et s’adapter à la législation en vigueur. Elle a également mis en place un modèle plus durable en travaillant directement avec de petits agriculteurs locaux organisés en petits groupes. La Fondation est actionnaire de VERT Ltd depuis 2016.

La Fondation a également financé pour la première fois MicroLoan Foundation au Malawi, avec un prêt d’un montant de 256 000 euros. La MicroLoan Foundation est une organisation caritative de microfinance basée au Royaume-Uni qui offre une formation commerciale, des prêts et un soutien continu aux femmes vivant au Malawi, en Zambie et au Zimbabwe. Les principaux objectifs de l’organisation sont la réduction de la pauvreté et l’autonomisation des femmes. Au Malawi, l’institution compte aujourd’hui près de 30 000 clients, exclusivement des femmes. En Ouganda, la Fondation a accordé un nouveau prêt à l’institution de microfinance UMF, d’un montant de 700 000 euros. UMF (Uganda Microcredit Foundation) est une institution de microfinance qui propose des prêts ainsi que d’autres services de microfinance aux personnes économiquement actives en Ouganda. L’institution s’est spécialisée dans les produits commerciaux et personnels, financiers et non financiers à destination des entreprises et des particuliers afin de faciliter leur développement. L’institution compte plus de 4 000 clients, dont 54% de femmes et à 70% en zone rurale.

En Zambie, la Fondation a par ailleurs financé deux partenaires : AMZ avec un prêt de 600 000 euros sur une période de quatre ans et FINCA Zambia avec un prêt 1,2 million d’euros sur une période de trois ans. Agora Microfinance Zambia (AMZ) est une institution de microfinance qui s’adresse tout particulièrement aux personnes ayant de faibles revenus, avec des produits financiers appropriés. AMZ a pour objectif de servir les clients qui ont été précédemment exclus du marché financier formel, principalement en raison de leur situation de pauvreté ou de leur lieu de résidence. Elle compte plus de 25 000 clients à 39% en zone rurale. 61% de ces clients sont des femmes. De son côté, FINCA Zambia est une institution de microfinance multiservices qui sert à ce jour plus de 9 000 clients avec des services financiers, notamment des crédits, de l’épargne, des paiements et des transferts d’argent. La clientèle de FINCA Zambia compte 57% de femmes.

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