La Fondation Grameen Crédit Agricole et Proparco unissent leurs forces pour développer la microfinance dans les zones rurales africaines

Un engagement renforcé pour l’inclusion financière

La Fondation Grameen Crédit Agricole et Proparco sont fières d’annoncer la signature d’un nouveau contrat de prêt d’un montant de 15 millions d’euros. Ce financement majeur s’inscrit dans la stratégie de la Fondation Grameen Crédit Agricole visant à soutenir des institutions de microfinance opérant principalement dans les zones rurales du continent africain.

Cette collaboration témoigne de la volonté commune de nos deux institutions de contribuer activement au développement de services financiers inclusifs et durables dans des régions où l’accès aux services bancaires traditionnels reste limité.

Des objectifs clairs au service du développement

Ce nouveau partenariat financier poursuit trois objectifs principaux :

Soutenir les populations rurales

Le financement permettra de faciliter l’accès au crédit dans des zones où les services bancaires traditionnels sont souvent absents, contribuant ainsi à réduire les inégalités financières et à stimuler le développement économique local.

Favoriser l’autonomisation des femmes

L’autonomisation économique des femmes constitue un pilier stratégique pour nos deux institutions. Ce prêt soutiendra particulièrement les initiatives visant à renforcer l’entrepreneuriat féminin et l’indépendance financière des femmes en milieu rural.

Renforcer un partenariat de confiance

Ce nouveau jalon consolide un partenariat étroit et de longue date entre Proparco et la Fondation Grameen Crédit Agricole. Cette collaboration bénéficie également de garanties ARIZ et de fonds d’assistance technique, permettant d’accompagner les partenaires dans la durée avec une approche globale et intégrée.

Programme « Inclusion Financière pour les Réfugiés » en Ouganda : du Concept au Développement du Marché

Programme « Inclusion Financière pour les Réfugiés » en Ouganda : du Concept au Développement du Marché

La Fondation Grameen Crédit Agricole (FGCA) est engagée, aux côtés de son partenaire Proparco, dans une nouvelle phase stratégique de son programme dédié à l’Inclusion Financière pour les Réfugiés en Ouganda (2025-2027). Ce programme de trois ans capitalise sur les enseignements d’un programme pilote (2019-2023, cofinancé par la SIDA) qui a permis de prouver l’existence d’un modèle économique viable (ou business case) pour l’inclusion financière des réfugiés.

S’appuyer sur des Résultats Éprouvés

Le programme pilote a démontré que les réfugiés ont des comportements de consommation similaires aux autres populations et mènent des activités économiques durables, contredisant ainsi l’idée qu’ils seraient « non bancables ». Forts de ces résultats, la GCA et Proparco visent désormais le développement de ce marché émergent.

Objectifs du Programme

L’objectif principal est de s’appuyer sur les résultats prometteurs pour affiner les interventions et préparer une expansion plus large du marché en identifiant d’autres prestataires de services financiers (PSF) susceptibles d’être des candidats à l’investissement du secteur privé. Le programme vise à améliorer les moyens de subsistance durables et la viabilité du marché pour les réfugiés et les communautés d’accueil.

Approche et Mise en Œuvre

La FGCA utilise une approche de financement mixte (dette et assistance technique, ou AT) avec ses deux partenaires d’exécution : UGAFODE Microfinance Limited et Vision Fund Uganda (VFU). Ces institutions apportent une expertise locale essentielle et une expérience avérée auprès des populations vulnérables.

L’assistance technique s’articule autour de trois axes :

  •  Formation et renforcement des capacités du personnel des PSF et des clients.
  •  Développement de produits et de canaux de distribution numériques/TIC pour réduire les coûts et améliorer l’accès.
  •  Apprentissage et partage de connaissances (forums régionaux et internationaux) pour plaider en faveur du financement des réfugiés en tant que marché viable.

L’essence de cette approche est de démontrer la viabilité commerciale/économique du segment des réfugiés pour débloquer les investissements commerciaux et institutionnaliser ce marché. Cela nécessite des capitaux patients à faible coût, des capitaux flexibles de réduction des risques et un financement catalytique.

Vers un Écosystème d’Inclusion Financière Durable

Ce projet a pour ambition de déclencher un écosystème d’inclusion financière durable pour ce segment mal desservi, en incluant non seulement les partenaires humanitaires, mais aussi d’autres acteurs du secteur financier et des investisseurs privés. L’objectif est d’intégrer le marché des réfugiés dans l’écosystème mondial de l’inclusion financière, faisant ainsi évoluer la situation vers le volet Développement du nexus Humanitaire, Développement, Paix (HDP).

 

Pour plus de détails, découvrez l’article complet en cliquant ici.

¿Cómo ha impactado la reducción de la ayuda internacional a los Proveedores de Servicios Financieros?

Un nouveau paradigme pour l’aide internationale : comment les prestataires de services financiers s’adaptent-ils aux coupes budgétaires ?

Le paysage mondial de l’aide internationale connaît aujourd’hui une profonde transformation. Avec une réduction de 7,4 % en 2024 et des coupes encore plus marquées attendues en 2025, de nombreux secteurs du développement sont mis sous tension — mais peu autant que celui de l’inclusion financière.

Une nouvelle enquête de terrain, menée par la Fondation Grameen Crédit Agricole en partenariat avec CERISE+SPTF et le Financial Inclusion Equity Council (FIEC), apporte un éclairage inédit sur les répercussions de ces réductions d’aide. Fondée sur les réponses de 86 organisations opérant dans 58 pays, l’étude met en évidence à la fois les conséquences immédiates pour Financial Service Providers (FSPs) et les impacts plus larges pour les populations vulnérables qu’ils accompagnent.

Bien que le secteur de la finance inclusive ait été conçu pour être autosuffisant, les données montrent que 58 % des FSPs dépendent encore — directement ou indirectement — de programmes ou de financements soutenus par l’aide internationale. Ces résultats marquent un tournant pour le secteur, qui appelle désormais à une adaptation stratégique et à un renforcement de la coopération entre acteurs.

 

Les coupes budgétaires frappent plus durement les institutions rurales et de petite taille

Selon l’enquête, 60 % des FSPs déclarent être directement touchés par les réductions d’aide. Les domaines les plus affectés concernent les partenariats (70 %), les ressources financières (53 %) et la qualité du portefeuille clients (57 %). Les institutions de petite taille (FSPs de niveau 3) et celles opérant dans des pays fragiles sont les plus vulnérables, tout comme les acteurs engagés dans la finance agricole et rurale — un segment fortement tributaire des garanties et programmes soutenus par les bailleurs de fonds. Fait préoccupant, 67 % des répondants s’attendent à une détérioration de la situation en 2025–2026.

 

Les clients les plus vulnérables en subissent les conséquences

L’enquête souligne que les clients vulnérables sont les premiers touchés par ces perturbations. L’accès au financement agricole, à la finance verte et climatique, ainsi qu’aux services destinés aux populations les plus pauvres figure parmi les domaines les plus menacés. Près de la moitié des FSPs (49 %) financent des activités d’agriculture et d’élevage, des secteurs essentiels aux économies rurales mais encore très dépendants des programmes d’aide. Les effets en cascade sur la sécurité alimentaire, l’inclusion de genre et la résilience communautaire pourraient être considérables.

 

Virages stratégiques et test de résilience

Malgré un environnement difficile, l’enquête dresse le portrait d’un secteur d’une résilience remarquable. 57 % des répondants estiment que la finance inclusive demeure globalement solide. 44 % des FSPs ont déjà adapté leurs stratégies, mettant davantage l’accent sur la qualité du portefeuille, les alliances stratégiques et la protection des clients.

Les résultats révèlent également une évolution des mentalités : 43 % des institutions se concentrent désormais davantage sur la durabilité, les partenariats locaux et l’innovation. Toutefois, les répondants soulignent que si les investisseurs à impact apparaissent comme des acteurs clés pour combler le déficit de financement, leurs attentes pourraient ne pas toujours correspondre à la réalité du marché.

 

Un appel à renforcer la coopération et l’innovation

L’étude se conclut par un appel à l’action à l’ensemble des parties prenantes pour :
1️⃣ Renforcer la coopération locale entre acteurs publics et privés ;
2️⃣ Promouvoir des mécanismes de finance mixte (blended finance) pour optimiser les ressources publiques et privées ;
3️⃣ Développer des synergies entre FSPs grâce à la mutualisation des moyens et des réseaux ;
4️⃣ Donner la priorité à la protection des clients via la conception de produits innovants et inclusifs ;
5️⃣ Investir dans la mesure d’impact afin d’améliorer la redevabilité et d’attirer davantage d’investisseurs privés.

 

Comme l’a résumé un répondant — directeur financier d’une banque en République dominicaine :

« Le secteur de la finance inclusive est comme un rocher au milieu de la tempête mondiale. Malgré les coupes dans l’aide et les tensions géopolitiques, il demeure incroyablement solide, car il se concentre sur l’essentiel : les besoins financiers des personnes dans leurs communautés. »

Cette nouvelle réalité appelle à plus d’innovation, de coopération et de résilience collective. Les conclusions de l’étude confirment que la finance inclusive, profondément ancrée dans les économies locales et les besoins humains, demeure l’un des secteurs les plus résilients et porteurs de sens dans le contexte mouvant de l’aide internationale.

 

Lisez le rapport complet pour explorer comment les FSPs naviguent dans ce nouveau paysage et ce que l’avenir réserve à l’inclusion financière.

➡️ Lien du rapport complet

Quel a été l’impact de la réduction de l’aide internationale sur les prestataires de services financiers ?

Collaboration stratégique pour renforcer le financement agricole en Afrique

La Fondation Grameen Crédit Agricole, ACRE Africa, et ZEP-RE (PTA Reinsurance) ont signé une collaboration stratégique visant à renforcer l’accès au financement et à l’assurance pour les petits exploitants agricoles à travers le continent africain.

Cette collaboration réunit trois organisations aux expertises complémentaires :

ACRE Africa, courtier leader de l’assurance agricole spécialisé dans la conception de produits innovants de gestion des risques ;
ZEP-RE, une compagnie régionale de réassurance avec une vaste expérience dans les solutions d’assurance agricole et météorologique ;
Le Grameen Crédit Agricole Foundation, un véhicule d’investissement à impact engagé dans le financement des établissements de microfinance et la promotion d’une agriculture inclusive.

Partenaire de longue date et actionnaire d’ACRE Afrique depuis 2014, la Fondation s’est engagée activement depuis de nombreuses années dans la promotion de la microassurance agricole pour les petits exploitants agricoles.

 

Dans le cadre de cette collaboration, les trois organisations se sont engagées à :

✅ Mener des initiatives conjointes de collecte de fonds pour soutenir les programmes de financement agricole ;

✅ Explorer les opportunités de placement en actions pour renforcer leur impact collectif ;

✅ Partager l’expertise technique pour développer et faire évoluer les solutions agro-crédit et d’assurance groupées.

L’objectif commun est clair : renforcer la résilience, la productivité et l’inclusion financière des agriculteurs grâce à un meilleur accès au crédit appuyé par des outils efficaces d’atténuation des risques.

Cette alliance stratégique reflète l’engagement commun des trois partenaires à travailler ensemble de bonne foi pour stimuler un développement agricole durable et inclusif en Afrique, créant un impact positif durable pour les petits exploitants agricoles et leurs communautés.

 

Regardez la vidéo pour en savoir plus par ce lien.

La Fondation Grameen Crédit Agricole au Forum mondial de l’Économie Sociale et Solidaire à Bordeaux

Du 29 au 31 octobre 2025, la ville de Bordeaux a accueilli pour la première fois en France le Forum mondial de l’Économie Sociale et Solidaire (GSEF). Cet événement international majeur a réuni plus de 10 000 participants venus des cinq continents : élus, dirigeants, experts, acteurs de terrain, représentants d’agences de développement et organisations internationales, tous mobilisés pour promouvoir des modèles économiques plus durables, équitables et inclusifs.

La Fondation Grameen Crédit Agricole y était représentée par Véronique Faujour, Déléguée générale, et Philippe Guichandut, Secrétaire général. Leur participation a permis de mettre en lumière le rôle de la Fondation dans le financement de l’économie sociale et solidaire et son engagement en faveur d’une finance inclusive au service du développement durable.

 

Deux interventions ont particulièrement marqué la présence de la Fondation durant cette 7ᵉ édition du Forum :

  • Lors de la séance plénière consacrée au financement de l’ESS, Véronique Faujour a présenté la mission, les priorités stratégiques et les instruments d’action de la Fondation. Elle a notamment mis en avant le lancement du fonds Women Empowerment for Climate, un fonds d’impact dédié à l’autonomisation économique des femmes et à l’adaptation climatique. Ce fonds cible trois secteurs clés dans lesquels les femmes jouent un rôle essentiel : l’accès à l’eau propre, l’accès à l’énergie renouvelable et la promotion de techniques agricoles durables. Ces initiatives visent à renforcer la résilience des communautés locales face au changement climatique, tout en favorisant une meilleure inclusion économique des femmes.
  • Lors d’un atelier consacré à l’inclusion financière et au leadership féminin, Véronique Faujour a rappelé que les transitions réussies se construisent à partir du terrain, au plus près des besoins des communautés. Elle a souligné l’importance d’un leadership exercé par les femmes, pour les femmes et avec les femmes, condition essentielle selon elle pour que les solutions locales puissent inspirer et orienter les politiques globales de développement.

 

 

Cette édition du GSEF, placée sous le signe du dialogue, de la coopération et du partage d’expériences, a permis de créer de nouvelles passerelles entre acteurs publics, privés et de la société civile. Les échanges nourris tout au long du forum ont fait émerger des perspectives concrètes pour renforcer l’impact collectif de l’économie sociale et solidaire dans les années à venir.

La rencontre s’est conclue par une déclaration finale qui définira une feuille de route commune pour les deux prochaines années, confirmant la dynamique mondiale en faveur d’une économie plus juste, inclusive et résiliente.

Renforcement de l’inclusion financière au Malawi : un nouveau partenariat entre la Fondation Grameen Crédit Agricole et Centenary Bank Malawi

Le 13 octobre 2025, à Nairobi (Kenya), la Fondation Grameen Crédit Agricole et Centenary Bank Malawi (CBLM), membre du Centenary Group, ont signé une Déclaration d’intention marquant une étape importante dans le développement de la finance inclusive au Malawi.

Ce partenariat s’inscrit dans la mission partagée des deux institutions de promouvoir des services financiers inclusifs, innovants et durables, avec une attention particulière portée aux femmes entrepreneures et aux populations rurales.

 

Cette future collaboration repose sur trois axes majeurs :

  • Assistance technique : la Fondation et CBLM travailleront conjointement à l’identification et à la mise en œuvre d’appuis techniques dans des domaines clés tels que la finance inclusive, la gestion des risques, la digitalisation et la finance agricole.
  • Soutien financier : la Fondation a vocation à devenir le premier prêteur international privé de CBLM, contribuant ainsi à renforcer sa base financière et à élargir sa capacité de financement.
  • Effet catalytique : en soutenant ce partenariat, la Fondation ambitionne de favoriser l’attraction d’investissements additionnels et de stimuler le développement du secteur financier malawien.

 

Ce nouvel engagement s’appuie sur la vision et les réussites du Centenary Group, notamment à travers Centenary Bank Uganda, et s’inscrit dans la continuité du fort ancrage historique de la Fondation au Malawi.

La Fondation adresse ses sincères remerciements à M. Godfrey Helewala, Directeur général de CBLM, et à M. John DeLuca, Président exécutif du Centenary Group, pour leur confiance et leur engagement. Ensemble, ils posent les bases d’un avenir financier plus inclusif et plus résilient pour le Malawi.