Crédit Agricole et Dai-ichi Life s’associent pour la microfinance en faveur des femmes

©Philippe Lissac

14 mai 2020. Parmi les 1,7 milliard d’adultes non bancarisés à travers le monde, les femmes sont surreprésentées : environ 980 millions d’entre elles ne possèdent pas de compte bancaire, ce qui correspond à 56 % des personnes non bancarisées dans le monde (Banque mondiale). Elles font donc partie de la population cible de la microfinance, qui fournit une gamme de produits et de services financiers aux personnes exclues du système bancaire.

Afin de soutenir le développement de la microfinance en faveur des femmes, Dai-ichi Life Insurance Company Limited, la succursale de Crédit Agricole CIB à Tokyo et la Fondation Grameen Crédit Agricole ont mis en place un dispositif innovant. Dai-ichi Life Insurance Company a investi 2 milliards de yens dans un schéma de prêt sur 10 ans, structuré par Crédit Agricole CIB, pour favoriser la microfinance en faveur des femmes. Ce dispositif permettra à la Fondation Grameen Crédit Agricole de soutenir les institutions de microfinance qui accompagnent les femmes et les entreprises sociales dans les économies rurales des pays en développement.

Il s’agit du tout premier programme de prêt de ce type mis en place par le groupe Crédit Agricole. « Cette opération hors du commun illustre parfaitement les Ambitions du Projet Groupe 2022. Elle réaffirme notre modèle orienté vers les clients et nos efforts visant à leurs proposer des solutions innovantes en Asie, tout en renforçant notre engagement en faveur de l’investissement responsable », déclare Michel Roy, Senior Regional Officer de Crédit Agricole CIB pour l’Asie-Pacifique.

Avec ce partenariat, Dai-ichi Life Insurance Company renforce son engagement en faveur des investissements à fort impact social. « Nous sommes honorés de soutenir financièrement la Fondation Grameen Crédit Agricole et son action en faveur de l’inclusion financière et entrepreneuriale des femmes dans les pays en développement. En tant qu’investisseur institutionnel responsable, Dai-ichi Life continuera à s’engager activement dans les investissements ESG et contribuer à la mise en place d’un cadre social durable dans le monde », a affirmé Tetsuya Kikuta, Directeur et cadre exécutif de la société.

Pour la Fondation, il s’agit d’une formidable opportunité de renforcer son action dans les pays en développement. « Aux côtés de Crédit Agricole CIB et de Dai-ichi Life, nous allons accroître notre soutien en faveur de l’autonomisation des femmes par le biais de la microfinance et de l’entrepreneuriat féminin. Nous sommes très fiers de faire partie de ce partenariat innovant et unique dans l’histoire du groupe Crédit Agricole », a commenté Eric Campos, Directeur général de la Fondation Grameen Crédit Agricole.

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Une coalition internationale pour protéger les institutions de microfinance et leurs clients dans la crise du Covid-19

©Philippe Lissac

A l’initiative de la Fondation Grameen Crédit Agricole, un groupe de bailleurs de fonds et de plateformes de la microfinance a travaillé sur un ensemble de principes pour mieux soutenir le secteur de la microfinance dans la crise sanitaire et économique provoquée par le Covid-19. Fondation Grameen Crédit Agricole, ADA, Alterfin, Cerise, CIDR Pamiga, Cordaid Investment Management, Crédit Agricole CIB Inde, CA Indosuez Wealth (Asset Management), European Microfinance Network, FS Impact Finance, InFiNe.lu, Inpulse, Luxembourg Microfinance And Development Fund, MCE Social Capital, Microfinance Center, Rabo Foundation, SIDISIMA et Social Performance Task Force sont les premiers signataires d’un engagement commun qui vise à soutenir les institutions de microfinance et les clientèles fragiles pendant cette crise.

A l’échelle mondiale, les institutions de microfinance fournissent des produits et des services financiers et non financiers à plus de 140 millions de clients à faible revenu [1]. La microfinance joue un rôle essentiel dans le financement d’activités génératrices de revenus dans le secteur formel mais également dans le secteur informel. Dans le contexte de la crise du Covid-19, les microentreprises de l’économie informelle et les petites entreprises forment une pièce maîtresse dans la reprise économique et sociale.  Soutenir les institutions de microfinance dans ce contexte revêt dès lors une importance capitale pour protéger leurs emprunteurs les plus vulnérables.

Face à ces enjeux, un groupe de bailleurs et plateformes de la microfinance ont relevé le défi et établi un engagement commun : « Principes clés pour protéger les institutions de microfinance et leurs clients dans la crise du Covid-19 ». Il vise à guider les bailleurs et les autres parties prenantes afin de mieux soutenir les institutions de microfinance et les clientèles fragiles pendant cette crise. Il s’inspire des meilleures pratiques et des outils du secteur de la microfinance, tels que les travaux effectués par le Social Performance Task Force [2] et les principes d’IAMFI sur le rééchelonnement de la dette en microfinance [3].

Les principes fondamentaux de cet engagement sont la mise en commun des informations, analyses et anticipations disponibles ainsi que la mise en œuvre concertée des décisions partagées. Les signataires conviennent de coordonner les politiques, l’assistance technique et les ressources afin d’aider les institutions de microfinance à faire face à la crise. L’objectif est de protéger aussi bien les institutions de microfinance que leurs clients pour garantir un accès continu au financement dans les meilleures conditions possibles et veiller au bien-être des clients et du personnel.

Étant donné que les obligations et mandats individuels peuvent influer sur la manière dont les dispositions de l’engagement sont mises en œuvre, il ne s’agit pas d’un accord juridiquement contraignant. Ce n’est pas un document figé ; il pourrait être amélioré si besoin pour mieux répondre à l’évolution de la crise. Les signataires de l’engagement maintiendront une communication ouverte avec leurs pairs, pour partager leurs décisions et pour se conformer à ces principes.

Les signataires invitent d’autres parties prenantes à se joindre à cette initiative commune et engagée. L’implication des acteurs privés, publics et solidaires est au cœur du suivi et du soutien aux actions des institutions de microfinance au niveau mondial. Il est essentiel de renforcer l’impact de l’inclusion financière pour lutter contre la pauvreté dans ce contexte sans précédent.

Télécharger l’engagement

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[1] Baromètre de la microfinance 2019
[2] https://sptf.info/resources/covid19
[3] Charting the Course: Best Practices and Tools for Voluntary Debt Restructurings in Microfinance, IAMFI, Morgan Stanley, 2011. The document is available on Findev Gateway  

[Interview] CA Centre-est renforce son soutien à l’opération Centimes solidaires

Interview d’Aurélie Bellemin, Directrice, Fondation Solidarités by CA Centre-Est

©FGCA

Au sein de groupe Crédit Agricole, Centimes solidaires prend son envol. Après une première édition réussie en 2018 sur les Campus de Montrouge et Saint-Quentin, la nouvelle édition s’est déroulée du 18 au 22 novembre 2019. Organisée par la Fondation Grameen Crédit Agricole, Crédit Agricole S.A. et CA Centre-est, l’opération a changé d’échelle et s’est étendue aux trois restaurants d’entreprise du CA Centre-est Lyon-Champagne-au-Mont-d’Or, Bourg-en-Bresse et Mâcon).

Avec plus de 8 600 € collectés sur l’ensemble des sites, les fonds financeront le programme ICI d’Entrepreneurs du Monde qui accompagne des projets d’entrepreneuriat portés par des réfugiés, des parents isolés et des personnes sans domicile fixe.

— Qu’est-ce que l’opération Centimes solidaires ?

Aurélie Bellemin, Déléguée générale : C’est une belle aventure collective au sein du Crédit Agricole pour financer des projets à impact social. Sur 5 sites du Groupe, les collaborateurs peuvent, s’ils le souhaitent, effectuer un don de 50 centimes (ou plus !) lorsqu’ils passent en caisse au moment de payer leurs repas dans les restaurants collectifs. Le bel accueil reçu par l’initiative en 2018 à Montrouge et Saint-Quentin a incité CA Centre-est à s’associer à l’opération et à l’organiser sur nos trois sites  en 2019.

— Quel bilan tirez-vous de cette édition ?

La générosité des collaborateurs, de notre prestataire et de la Caisse régionale a permis de collecter 1360 €, complétés par un abondement de la caisse régionale. Centimes solidaires est une action qui diffuse l’esprit mutualiste propre au Crédit Agricole. Les collaborateurs participent et se sentent concernés par les effets concrets de l’opération.

— Justement, à quoi sont employés les fonds collectés ?

Pour la seconde année, nous reversons la collecte à l’ONG Entrepreneurs du Monde pour financer son projet Incubation, Création, Inclusion (ICI), un programme qui vise à aider l’insertion des personnes fragilisées grâce à la création de microentreprises. Les bénéficiaires sont formés et accompagnés par des bénévoles et des experts pour concrétiser des projets professionnels, avec un accent mis sur le numérique d’une part et sur la restauration durable d’autre part. Grâce aux dons de 2018, une quarantaine de formations ont déjà été financées.

— Avez-vous des exemples de bénéficiaires ?

Oui, lors du lancement de l’opération en novembre, les collaborateurs du Crédit Agricole de Montrouge et de Lyon ont rencontré Rania, soutenue via Centimes solidaires, venue nous présenter le projet entrepreneurial qu’elle a créé. Rania est une réfugiée syrienne qui a réussi grâce à l’accompagnement d’Entrepreneurs du Monde, à lancer son activité de traiteur à base de spécialités syriennes. Ce type de rencontre aide à changer de regard sur les réfugiés et à comprendre, qu’au-delà des idées reçues, il s’agit de destins humains inspirants.

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Source : Rapport intégré 2019, Fondation Grameen Crédit Agricole. A télécharger ici

Voir la Vidéo Centimes Solidaires

[Interview] Palmis Enèji : pour une énergie propre et accessible en Haïti

Interview de Jean-Farreau Guerrier, Coordinateur, Entrepreneurs du Monde Haïti

©Nicolas David

L’accès à une énergie propre est essentiel pour répondre aux besoins des populations, notamment dans les zones rurales ou enclavées. En Haïti, l’entreprise sociale Palmis Enèji, dont la Fondation est actionnaire, apporte une solution avec des équipements de cuisson et d’éclairage écologiques et économiques. Coordonné par l’ONG Entrepreneurs du Monde, le projet poursuit son développement. Il a notamment bénéficié d’une mission Banquiers solidaires via la Fondation dans la perspective d’une prochaine levée de fonds.

– Présentez-nous Palmis Enèji. En quoi est-ce une entreprise sociale adaptée en Haïti ?

Jean-Farreau Guerrier, coordinateur : Palmis Enèji est une entreprise sociale haïtienne spécialisée dans la distribution et la maintenance d’équipements propres pour la cuisson et l’éclairage destinés aux ménages les plus en difficulté en Haïti. Dans notre pays, la situation est critique et rend l’action nécessaire. Déjà parmi les plus pauvres de la planète, Haïti traverse une crise qui affecte durement sa population. Les manifestations de rue sont fréquentes, la situation sécuritaire se dégrade, certaines zones sont complètement inaccessibles. Touchés par une inflation de près de 20 %, les ménages perdent en pouvoir d’achat, 62 % d’entre eux restent privés d’accès à l’électricité et jusqu’à 85 % en zones rurales. En conséquence, les familles s’éclairent à la bougie ou au kérosène et cuisent au charbon de bois. Avec ses réchauds et ses lampes solaires, Palmis Enèji propose des solutions pour remplacer ces méthodes rudimentaires.

– Quels sont les impacts socio-économiques de vos actions ?

Grâce à des partenariats avec des institutions de microfinance, Palmis Enèji propose des solutions de financement qui facilitent l’acquisition des équipements. De nombreux ménages et professionnels se convertissent ainsi à la cuisson au gaz GPL, bien moins nocive que la cuisson au charbon de bois. Les familles les plus démunies vivant en zones rurales n’ont quasiment pas accès au GPL, elles utilisent alors nos réchauds à charbon amélioré, qui consomment 20% à 30% de moins que des réchauds traditionnels. Nos lampes solaires les fournissent aussi en lumière, un éclairage plus sain et plus confortable que la bougie. Ces solutions permettent aux familles les plus démunies de réaliser des économies tout en réduisant leur empreinte écologique : nous estimons avoir contribué à épargner plus de 153 000 tonnes de bois de forêt et à réduire de plus de 203 000 tonnes les émissions nocives de CO2. Enfin, Palmis Enèji soutient l’activité économique avec un réseau de microentreprises franchisées. Les paroles d’un de nos revendeurs témoignent de l’utilité sociale : « Je suis fier de voir la lumière briller dans nos familles. »

– Quels prochains développements envisagez-vous ?

Nous poursuivons l’objectif fort de rendre accessible à tous et dans chaque village nos équipements bénéfiques pour la santé et pour l’environnement. Pour cela, nous donnons priorité à trois chantiers : l’accès au GPL grâce à des centres de distribution dans le centre du pays et dans le département de la Grande-Anse ; le développement du service après-vente et la diversification de notre gamme de produits.

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Source : Rapport intégré 2019, Fondation Grameen Crédit Agricole. A télécharger ici

[Interview] CA Val de France soutient une mission Banquiers solidaires au Cambodge

Interview de Laurence Lebrun-Renoult, Directrice générale, CA Val de France

©Philippe Lissac

Lancé par la Fondation Grameen Crédit Agricole et Crédit Agricole S.A., Banquiers solidaires est un programme de volontariat de compétences qui propose aux collaborateurs du Groupe de missions d’assistance technique auprès d’organisations soutenues par la Fondation. En 2019, la Caisse régionale Val de France a soutenu une mission Banquiers solidaires au Cambodge. Pendant 10 jours en septembre, Dominique Rombczyk, Analyste risques de la Caisse régionale est parti au Cambodge réaliser une mission « gestion financière » en faveur du Cirque Phare (PPSE), entreprise sociale dont la Fondation est actionnaire.

– Quelle a été la motivation de votre Caisse en participant au programme Banquiers solidaires ?

Quand l’un de nos collaborateurs a pris l’initiative de postuler à une mission Banquiers solidaires, notre Caisse a bien sûr soutenu sa demande et accordé une semaine en mécénat de compétences. Dominique Rombczyk a ainsi pu mettre ses compétences au service de la gestion financière du Cirque Phare (PPSE). PPSE est une entreprises sociale cambodgienne qui favorise l’insertion sociale et l’autonomisation des jeunes par les arts et la culture. C’est pour nous une fierté car la démarche s’inscrit pleinement dans nos valeurs d’accompagnement.

– Quels retours d’expérience en tirez-vous ?

Banquiers solidaires fait partie de ces programmes qui nous rendent plus sensibles aux conséquences sociales de nos activités de Banque. Il fait progresser dans les faits comme les esprits une vision durable de la finance. Au sein de notre Caisse régionale, l’initiative portée par notre collaborateur a permis de partager et de diffuser au sein des équipes les qualités humaines d’ouverture et d’engagement que nous promouvons. En plus de la communication au niveau du Groupe, son expérience a, par exemple, fait la une des communications internes. Pour les banquières et banquiers que nous sommes, savoir mobiliser ses compétences au service d’autrui, s’ouvrir et s’adapter dans un contexte et à des problématiques différents sont des aptitudes, des « soft skills », qui doivent habiter notre métier.

– Quelles autres actions mène votre Caisse régionale en matière d’inclusion sociale ?

En tant que Caisse régionale, le sujet de la cohésion sociale des territoires est une priorité stratégique. La Fondation CA Val de France mène des initiatives en faveur d’associations locales ou régionales œuvrant à l’inclusion des jeunes d’une part, et au soutien intergénérationnel d’autre part. Auprès d’elles, nous opérons en mécénat de compétences, sur une base de volontariat, sur le même modèle que les missions Banquiers solidaires. Par exemple, nous lançons un projet pour la formation des jeunes pour lequel tous les savoir-faire de nos collaborateurs sont bienvenus pour des missions de soutien : aide à la gestion financière, animation, conseil, etc. Nous agissons aussi avec des jeunes en soutien aux personnes isolées, souvent âgées, ce qui nourrit le dialogue entre générations. L’ensemble s’inscrit dans une démarche plus large qui vise à favoriser l’autonomie socio-économique des populations.

Source : Rapport intégré 2019, Fondation Grameen Crédit Agricole. A télécharger ici

[Interview] « Avec le FIR, CA Centre-France s’ouvre à la microfinance »

Interview de Jean-Christophe Kiren, Directeur général, CA Centre-France

©Didier Gentilhomme

Réservé aux Caisses régionales et aux entités du groupe Crédit Agricole, le fonds Finance inclusive en milieu Rural (FIR) porté par la Fondation Grameen Crédit Agricole permet d’investir en faveur de la microfinance dans les pays émergents. Crédit Agricole Centre France y souscrit pour un investissement de 700 000 euros et renforce sa mission de banque en faveur de l’inclusion économique. Trois questions à Jean-Christophe Kiren, DG de Crédit Agricole Centre France.

– En investissant dans le fonds FIR, quelle est la démarche de votre Caisse ?

Le nouveau fonds ouvert aux Caisses régionales fait en tous points écho à notre action mutualiste et coopérative. D’abord, sa mission générale – promouvoir l’inclusion économique et sociale en zones rurales – sollicite déjà toute notre attention au Crédit Agricole Centre France, au regard des spécificités rurales de nos territoires d’Auvergne et Limousin. Ensuite, j’ai été particulièrement touché par le sujet de l’autonomisation financière des femmes, que le FIR souhaite renforcer. Enfin, cette coopération est une chance pour la Caisse régionale de s’ouvrir à la microfinance en s’appuyant sur l’expérience de la Fondation Grameen Crédit Agricole et de développer de nouveaux outils au service des territoires.

– Quelles actions autour de l’inclusion financière et l’entrepreneuriat à impact la Caisse régionale mène-t-elle sur le territoire ?

Toute la Caisse régionale – élus et salariés – s’engage et participe à des actions à impact social. Les opérations sont multiples, allant des initiatives menées par la Fondation CA Centre France aux prises de participation dans des entreprises sociales. En la matière, la Caisse régionale dispose d’un large dispositif pour soutenir des projets à fort impact social. Par ailleurs, j’ai souhaité qu’à fin 2019 la Caisse régionale se dote d’un fonds de 2 millions d’euros destiné à soutenir les projets favorisant l’inclusion. Pour impliquer les équipes, il est prévu qu’une partie des projets financés soient directement identifiés par les collaborateurs.

– Quel regard portez-vous sur ces nouvelles approches inclusives et responsables ?

Nous sommes des banquiers… Et pas seulement. Nous sommes aussi des femmes et des hommes engagés dans la vie des territoires, animés par les valeurs coopératives et mutualistes du Crédit Agricole. L’investissement du Crédit Agricole Centre France dans le Fonds FIR porté par la Fondation Grameen Crédit Agricole s’inscrit pleinement dans cet état d’esprit. L’entraide, le partage, la solidarité sont des engagements au bénéfice de tous.

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Source : Rapport intégré 2019, Fondation Grameen Crédit Agricole. A télécharger ici

La Fondation publie La Lettre #35

La Fondation Grameen Credit Agricole publie sa Lettre #35,  marquée par la crise liée au Coronavirus qui continue de s’étendre et de s’intensifier. La Fondation, en lien permanent avec son réseau de 75 institutions de microfinance (IMF) partenaires présentes dans près de 40 pays, a entrepris depuis début mars un travail de collecte d’informations, d’analyse et de partage de ses observations. Ces informations sont très importantes. Elles nous permettent, à notre niveau, de prendre les décisions les plus pertinentes pour la gestion de la Fondation, pour l’accompagnement de nos partenaires et l’efficacité de notre action au plus près de leurs difficultés et anticipations.

La crise économique s’annonce très dure, au-delà sans aucun doute de nos premières prévisions de début mars, mais les institutions se préparent à affronter ses effets. Aucun modèle de stress ne l’avait anticipé. La réponse devra être donc être systémique, elle aussi, si nous voulons éviter une défaillance majeure de cette industrie.

Pour cela, les bailleurs organisent leur action en adaptant les plans de financement mais également en proposant des outils de suivi, des plans d’assistance technique ou des formations pour renforcer les capacités des équipes des IMF à faire face à cette situation aussi soudaine qu’exceptionnelle. Tous ces éléments rappellent à quel point cette crise est l’affaire de tous les acteurs de la microfinance. L’implication et la rigueur des institutions locales, la coordination des réseaux internationaux, le soutien des bailleurs de fonds publics ou privés et la confiance des investisseurs seront les valeurs clés de notre capacité collective à remporter le défi posé par ce tsunami sanitaire.

Téléchargez la Lettre #35 ici.

La Fondation Grameen Crédit Agricole publie son Rapport intégré 2019

©Philippe Lissac

Pour la troisième année consécutive, la Fondation a connu une croissance dynamique de son activité : l’encours a atteint 96 millions d’euros au profit de 75 institutions de microfinance et 12 entreprises sociales dans 39 pays. L’entreprenariat féminin et le développement des économies rurales sont au cœur de l’action de la Fondation : 85% des clients des institutions financées sont des femmes et 78% vivent en milieu rural.

Des partenariats renforcés

En 2019, la Fondation a réaffirmé sa position de levier auprès du groupe Crédit Agricole dans la promotion de la finance inclusive. Travaillant déjà en étroite collaboration avec le Crédit du Maroc et le Crédit Agricole Égypte, la Fondation s’est associée à la Crédit Agricole CIB en Inde pour soutenir les institutions de microfinance indiennes. Le Fonds pour la Finance Inclusive en Milieu Rural (FIR) a réuni pas moins de 21 Caisses régionales, ainsi qu’Amundi et Crédit Agricole Assurances. Par ailleurs, Banquiers solidaires, le programme de volontariat du Crédit Agricole en faveur des partenaires de la Fondation, a clôturé une première année de succès : depuis le lancement du programme en 2018, 13 missions ont été lancées, pour un total de 123 jours consacrés à des missions.

L’année dernière, la Fondation a également développé de nombreux projets avec des partenaires institutionnels et techniques. Le programme avec l’Agence Française de Développement (AFD) est dans sa deuxième phase et soutient 22 institutions de microfinance en Afrique Subsaharienne. La Fondation a également reçu un prêt de la Banque européenne d’investissement d’un montant de 12 millions d’euros équivalent en Francs CFA et un financement pour développer un programme d’assistance technique afin de soutenir la microfinance en Afrique de l’Ouest.

En 2020, la Fondation continuera à travailler avec ses partenaires pour soutenir l’entrepreneuriat à impact et l’inclusion financière. Face à la crise du Covid-19, la Fondation organise son action avec d’autres bailleurs de fonds, en adaptant les plans de financement et d’assistance technique pour renforcer les capacités des organisations soutenues. 2020 sera une année marquante et la Fondation continuera à contribuer à la lutte contre la pauvreté, avec ambition et engagement.

Télécharger le Rapport

Carnet de voyage d’un Banquier solidaire au Cambodge

Par Dominique Rombczyk, CA Val de France

©Philippe Lissac

Lancé par la Fondation Grameen Crédit Agricole et Crédit Agricole S.A. en juin 2018, Banquiers Solidaires est un programme de volontariat de compétences ouvert à tous les collaborateurs du groupe Crédit Agricole en faveur d’institutions de microfinance ou d’entreprises à impact soutenues par la Fondation. Découvrez la tribune de Dominique Rombczyk, Banquier solidaire de CA Val de France, qui est parti en 2019 au Cambodge accompagner Phare Performing Social Enterprise (PPSE), entreprise sociale dont la Fondation est actionnaire.

Quand j’ai découvert le programme Banquiers Solidaires, je me souviens avoir recherché le maximum d’informations sur la Fondation Grameen Crédit Agricole, sur le professeur Yunus, la finance inclusive, l’entreprenariat social … Des notions connues, des valeurs partagées, mais qui paraissent faire partie d’un autre univers. L’opportunité offerte par le Crédit Agricole et la Fondation de pouvoir prendre part à cet univers était trop enthousiasmante pour être ignorée.

J’ai donc décidé de postuler et j’ai été retenu pour réaliser la mission Banquiers Solidaires auprès du Cirque Phare (PPSE), une entreprise sociale qui vise à promouvoir l’insertion sociale et l’autonomisation des jeunes cambodgiens à travers l’art. Les objectifs de la mission étaient d’identifier les rôles de l’équipe financière et managériale, de former et élaborer un plan de formation sur des notions de management et de stratégie financière, et de proposer des outils de suivi et de gestion financière.

La phase de préparation a été essentielle. Après des premiers échanges avec l’équipe de la Fondation Grameen Crédit Agricole, s’en est suivi une lecture de documents de présentation de PPSE, de données financières et d’informations globales pour mieux appréhender la mission. Dans les semaines qui ont précédé le départ, plusieurs contacts ont eu lieu avec la Fondation et l’entreprise pour finir de planifier la mission. Les échanges téléphoniques m’ont permis de voir l’état d’esprit enthousiaste de toutes les parties prenantes.

Une mission terrain passionnante

Le 7 Septembre 2019 départ pour le Cambodge, en compagnie d’Hélène Keraudren-Baubé, Directrice administrative et financière de la Fondation, pour 15 jours de mission terrain. C’est le Directeur général de la structure lui-même qui, dès l’aéroport, est venu nous retrouver avec sa famille, instaurant ainsi un climat très familial qui ne nous a pas quittés de tout le séjour.

Durant les quatre premiers jours de la mission nous avons eu plusieurs rencontres avec le DG et les responsables de départements pour analyser le fonctionnement et l’organisation de PPSE afin de réfléchir ensemble à des pistes pour optimiser la structure. La présence de Mme Keraudren-Baubé les premiers jours de mission a été une vraie valeur ajoutée pour proposer une planification de stratégie pertinente pour PPSE.

Nous avons par ailleurs eu la chance d’assister au spectacle proposé par le Cirque Phare. Un spectacle mêlant théâtre, musique folklorique et histoires cambodgiennes. La prestation incroyable des jeunes artistes, issus de milieux sociaux et économiques difficiles, a été un des moments forts de ma mission.

La seconde partie de la mission était principalement basée sur la formation des équipes du pôle financier. Des formations en comptabilité, analyse et stratégie financière, ont permis de consolider, au sein de l’équipe financière de PPSE, certaines notions, mais également de détecter les besoins en termes de formation, et ainsi de pouvoir rédiger un plan de formation que la structure pourra mettre en place par la suite.

De retour en France

Après le retour de mission, de nombreux chantiers étaient en cours. Le plan de formation, le chantier de planification stratégique, la rédaction d’un support pour la communication financière auprès du Conseil d’Administration de PPSE, la mise en place d’un outil de monitoring financier… Plusieurs semaines après le retour, j’ai envoyé mon rapport final à PPSE. Les échanges dans l’intervalle ont été positifs, et des éléments établis lors de la mission sont déjà utilisés et mis en place.

Je reviens en France avec la joie d’avoir pu partager le quotidien de tant de personnes passionnées, enthousiastes et brillantes au sein de la Fondation Grameen Crédit Agricole et de PPSE. Cette mission m’a permis de vivre de l’intérieur le fonctionnement d’une entreprise sociale et la belle dynamique qui anime ces structures. L’idée de vivre cela au quotidien est extrêmement tentante.

Un sentiment de fierté existe également : celui de faire partie d’un Groupe qui agit concrètement, sur le terrain, avec engagement, pour défendre des valeurs sociales.

Accessoirement, mais cela mérite d’être mentionné, la visite du temple Angkor Vat, lieu emblématique du Cambodge (qui apparait sur son drapeau), ne peut que marquer profondément tous les visiteurs qui s’y rendent.

Lettre #35 à télécharger ici